Roi Albert II : sa fille cachée se confie sur la décision qui a "changé sa vie"

Roi Albert II : sa fille cachée se confie sur la décision qui a "changé sa vie"
Delphine Boël assiste à l'examen du pourvoi en cassation du roi Albert II de Belgique contre deux arrêts de la Cour d'appel de Bruxelles dans l'affaire Boël, le 29 novembre 2019.

Roi des Belges de 1993 à 2013, Albert II a reconnu en janvier 2020, après plusieurs années d'une procédure juridique intentée par Delphine Boël, qu'il était bien le père biologique de cette dernière. Une décision qui a "changé (la) vie" de celle qui est devenue plasticienne.

Delphine Boël a été interrogée par l'AFP, le 18 août 2020, sur ce que cette reconnaissance avait changé pour elle. "C'est vrai que cela a vraiment changé ma vie", a -t-elle reconnu avant de poursuivre : "D'abord je me suis sentie prise au sérieux, j'ai enfin été entendue. Et puis j'ai trouvé extraordinaire que la justice puisse ainsi donner espoir à tous ceux qui recherchent leur identité."

"J'étais le linge sale d'Albert II"

Depuis la révélation en 1999, par un journaliste, de l'existence d'une fille cachée d'Albert II, le monarque a toujours nié les faits. Mais en janvier dernier, après avoir été contraint par la justice de réaliser un test ADN, le mari de l'ex-reine Paola a dû admettre qu'il était bien le père biologique de Delphine Boël. Le combat a donc été long pour l'intéressée, et la médiatisation de l'affaire a parfois été difficile à vivre. "J'ai constamment été traitée comme une sorte d'ennemie de la monarchie, accusée de vouloir démolir cette institution. J'en ai vraiment souffert parce que ce n'est pas vrai, j'ai toujours été royaliste", a-t-elle confié, ajoutant : "Ma renommée était honteuse, j'étais le linge sale d'Albert II."

Aujourd'hui, Delphine Boël est "fière" d'avoir mené ce combat, aussi bien pour elle que pour ses deux enfants : "À l'école, on leur a parfois demandé : 'Tu es sûr que ta mère n'a pas inventé tout ça (...) qu'elle est bien dans sa tête ?'. Je suis vraiment contente que personne ne puisse plus jamais leur dire cela."

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