Patrick Bruel visé par une enquête préliminaire pour exhibition sexuelle

Patrick Bruel visé par une enquête préliminaire pour exhibition sexuelle
Patrick Bruel à la sortie de la soirée des 75e Golden Globe Awards à Beverly Hills, le 7 janvier 2018.

Solène Filly

Avant son concert à Ajaccio, le 9 août 2019, le chanteur aurait eu un comportement déplacé avec une jeune esthéticienne, qui l'accuse désormais d'"exhibition sexuelle" et de "harcèlement sexuel" selon les informations du Parisien. Une enquête préliminaire a été ouverte.

Dimanche 8 septembre, Patrick Bruel a été entendu "sous le régime de l'audition libre par les gendarmes à Châlons-en-Champagne où il venait de se produire" comme le révèle Le Parisien dans un article publié ce lundi 9 septembre. En cause ? Le comportement de l'interprète de Casser la voix auprès d'une employée de l'hôtel Radisson de Porticcio, près d'Ajaccio.

Un massage entièrement nu

En effet, après que le chanteur a croisé la jeune esthéticienne de 21 ans dans l'hôtel, un membre de son équipe lui aurait réservé une séance de massage dans sa loge, au théâtre de verdure du Casone, juste avant son concert. Mais sur place, Patrick Bruel aurait tenu des propos "laissant entendre clairement qu'il attendait une prestation à caractère sexuel" selon l'esthéticienne, qui aurait refusé sa demande. La plaignante a également indiqué que l'artiste n'avait pas souhaité enfiler le sous-vêtement jetable prévu pour le massage, préférant rester nu, la séance se déroulant alors selon elle sans témoin et avec une lumière tamisée.

Le principal intéressé a réfuté ces accusations lors de son audition, même s'il a admis avoir effectivement été nu lorsqu'il était allongé sur le ventre car il faisait "très chaud ce soir-là", ajoutant s'être cependant recouvert d'une serviette lorsqu'il s'était retourné.

Contacté par Le Parisien-Aujourd'hui-en-France, Patrick Bruel a également indiqué que si le massage a bien eu lieu dans sa loge, "(son) équipe, (ses) collaborateurs, (ses) enfants étaient à proximité et ont l'habitude d'entrer à tout moment". Et de conclure : "Je n'ai pas eu la moindre intention, ni le moindre geste déplacé envers cette femme."

L'enquête est en cours et c'est le procureur d'Ajaccio qui pourra ensuite décider, ou non, de classer l'affaire.

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