Nicolas Bedos rend hommage à sa "marraine adorée", l'avocate Gisèle Halimi

Nicolas Bedos rend hommage à sa "marraine adorée", l'avocate Gisèle Halimi
Nicolas Bedos au 34e festival du film de Cabourg, le 29 juin 2020.

L'avocate franco-tunisienne Gisèle Halimi s'est éteinte au lendemain de son 93e anniversaire. La famille de Zeiza Gisèle Élise Taïeb estime qu'elle a eu "une belle vie". Les hommages se font déjà nombreux, pour ne citer que celui de Nicolas Bedos, qui s'avère être le filleul de cette grande dame du droit en France.

L'avocate franco-tunisienne Gisèle Halimi, 93 ans le 28 juillet 2020, "s'est éteinte dans la sérénité, à Paris", comme le décrit son fils Emmanuel Faux à l'AFP. Nicolas Bedos n'a pas tardé à rendre hommage à sa "marraine adorée". Sur Instagram, le fils de Guy Bedos, décédé aussi cette année à l'âge de 85 ans, a publié un post pour célébrer la femme qui a eu tant d'importance dans sa vie, dans l'histoire des femmes et dans la société.

"Le paradis affiche complet"

Une nouvelle fois cette année, le Nicolas Bedos endeuillé remet son âme littéraire au service d'un poignant hommage. Tout comme il l'avait fait pour son père, à qui il a écrit une lettre lue par Augustin Trapenard, le réalisateur-acteur-dramaturge et écrivain publie un texte court où se mêlent poésie, souvenirs d'enfant, et belles métaphores sur l'ultime départ de sa marraine.

Sur le réseau social, il met par-dessus une photo (ici en robe d'avocat a priori quand elle avait une quarantaine d'années) de l'avocate de renom dans la lutte pour le droit des femmes, le droit à l'avortement et la criminalisation du viol. Il ouvre : "Ma marraine adorée - Quelle vie que la tienne ! - Les femmes te doivent tant ! - La société te doit beaucoup - Et moi je te dois trop." Et le réalisateur d'"OSS 3" de continuer sur les souvenirs qui l'ont forgé et sur la profonde tristesse qu'il a en cette année 2020 : "Nos mercredis m'ont tout appris - J'ai eu tellement de chance - Cette année vient du diable, je la hais comme je t'aime - On va te relire avec respect." Pour Nicolas Bedos, "le paradis affiche (désormais) complet".

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