Nicolas Bedos antisémite ? Il répond à la polémique !

Nicolas Bedos antisémite ? Il répond à la polémique !
Nicolas Bedos sur le tapis rouge du film "La Belle Epoque" à l'occasion de la 14ème édition du Festival du Film de Rome, le 20 octobre 2019.

Nicolas Bedos se retrouve au coeur d'une polémique sur les réseaux sociaux. Motif ? Une blague lancée à l'occasion de la finale de la Ligue des Champions, qui n'a pas manqué de vives réactions de la part des internautes. Explications.

Tout a commencé dimanche 23 août 2020. Ce soir-là, jour de la finale de La Ligue des Champions qui a vu s'opposer le Paris Saint-Germain et le Bayern Munich, Nicolas Bedos, à retrouver dans "L'Invitation" sur la VOD d'Orange, a posté le message suivant en story, en guise de blague : "Certains soirs, quand tu n'aimes pas le foot, tu comprends mieux ce que ressent un Palestinien en week-end à Deauville."

Une plaisanterie qui a été pointée du doigt par le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), qui s'est permis de poster la réaction d'une internaute prénommée Chloé sur Twitter.

Nicolas Bedos se défend : "Ne pensez-vous pas que L'antisémitisme est un sujet trop grave pour le galvauder de la sorte ?"

Suite à ces accusations, Nicolas Bedos a tenu à s'exprimer via un long communiqué officiel de droit de réponse, publié sur le site Internet du CRIF. "Chère Chloé", commence-t-il, avant de poursuivre : "Tout d'abord je vous sais gré de m'avoir interpellé sur un ton bien moins agressif que certains qui, planqués derrière leur pseudonyme et aveuglés par la haine, ne m'ont épargné aucune insulte, aucune menace physique, allant jusqu'à vouer aux enfers le père que je viens d'enterrer (...)." Conscient que son humour ne puisse plaire à tout le monde, il précise toutefois : "La seule communauté à laquelle je revendique d'appartenir, c'est celle qui pratique et défend l'humour libre. Sur tous les fronts. Devant toutes les chapelles. Celle qui pleure encore nos amis de Charlie Hebdo tombés sous les balles de ceux qui, déjà, ne toléraient pas la caricature. Et la satire. Car, ne vous en déplaise, il s'agit bel et bien de ça."

Et de conclure : "Au nom des millions de morts que le racisme, l'intolérance et l'intégrisme religieux ont engendré, on peut décréter qu'il n'est plus temps de rire. Libre à vous d'estimer qu'il y a des caricatures à censurer ou à blâmer, mais libre à nous de penser qu'au contraire, elles permettent justement de mettre un peu à distance la gravité du monde qui est le nôtre et d'éviter de refouler sans cesse notre besoin naturel de tourner en dérision nos congénères autant que nous-même."

Vos réactions doivent respecter nos CGU.