Muriel Robin "choquée" et "déçue" par Emmanuel Macron

Muriel Robin "choquée" et "déçue" par Emmanuel Macron
Muriel Robin lors d'une manifestation contre les violences faites aux femmes, à Paris, le 6 juillet 2019.

Muriel Robin est en colère. Dans une interview accordée au Parisien, l'humoriste a déploré le manque de mobilisation de l'État dans la lutte contre les violences faites aux femmes et s'en est pris directement à Emmanuel Macron qui n'a jamais répondu à un courrier qu'elle lui a envoyé.

Victime d'une agression sexuelle à 12 ans, Muriel Robin est depuis longtemps très engagée dans le combat contre les violences faites aux femmes. En novembre 2019, la comédienne avait défilé dans les rues pour dénoncer les féminicides et avait pris la parole pour demander à Emmanuel Macron d'agir. Près d'un an après ses déclarations, la célèbre humoriste se dit déçue et critique ouvertement le manque d'actions engagées pour soutenir les femmes battues.

C'est dans une interview publiée par Le Parisien le 30 septembre 2020 que Muriel Robin a laissé éclater sa colère. "Quand on voit ce que l'État déploie comme milliards pour sauver l'économie du pays, on n'est plus à un milliard près pour les femmes. Alors, allons-y, sauvons-les !" a-t-elle lancé avant d'ajouter : "La mobilisation de l'État, je ne la vois pas. La seule à laquelle je crois est celle du peuple."

"On ne peut pas dire 'c'est l'année de la cause des femmes' et envoyer ce signal"

Interrogée sur une potentielle entrevue avec Emmanuel Macron, Muriel Robin explique qu'elle a tenté de contacter le président de la République mais que celui-ci n'a pas daigné lui répondre : "Je lui ai écrit en juillet pour lui parler de ce dossier en lui posant des questions précises. Il ne m'a pas répondu. Cette non-réponse m'a choquée, peinée et déçue." Un courrier dans lequel celle qui a interprété le rôle de Jacqueline Sauvage dans un long-métrage a également interpelé le président sur la nomination de Gérald Darmanin au poste de ministre de l'Intérieur alors qu'il fait l'objet d'une plainte pour viol : "Il y a la présomption d'innocence, mais pourquoi ne pas choisir un autre ? Il faudra m'expliquer. J'ai posé la question au président Macron dans mon courrier. On ne peut pas dire 'c'est l'année de la cause des femmes' et envoyer ce signal aux associations et aux femmes battues. J'en ai encore la mâchoire qui se décroche !"

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