Michel Polnareff battu par son père à "coups de ceinture"

Michel Polnareff battu par son père à "coups de ceinture"
Michel Polnareff en concert à Épernay, le 30 avril 2016.

S'il est aujourd'hui une figure incontournable de la variété française, l'éducation musicale de Michel Polnareff n'a pas été de tout repos. Depuis la publication en de son autobiographie "Spèrme", l'homme aux lunettes noires s'est plusieurs fois confié sur son passé d'enfant battu et les coups que lui donnait son père alors qu'il apprenait à jouer du piano.

Au fil des années, Michel Polnareff est devenu une icône de la musique pop française. Mais derrière les lunettes de soleil et la crinière blonde de ce personnage provocateur parfois caricaturé, se cache un homme qui s'est construit dans la douleur. Comme l'a rappelé L'Obs le 16 août 2020, la vie de celui qui a failli mourir sur scène n'a pas été un long fleuve tranquille.

"De mon père, je n'ai connu que la menace des représailles et leur cuisante expression. Mon père m'a mené la vie dure et m'a refusé l'enfance. Il a toujours attendu de moi la perfection. (...) Dès l'âge de 4 ans, on m'assoit devant un piano. J'en joue dix heures par jour. Il faut que je sois le premier en tout, au Conservatoire comme en classe. Si je suis deuxième, ma mère menace aussitôt de se suicider car mon père va venir me corriger avec sa ceinture, du côté de la boucle", se souvenait l'interprète de Goodbye Marylou dans son livre "Spèrme", paru en 2016.

Dans un entretien publié dans les colonnes de Paris Match en mars 2016, le chanteur exprimait son regret d'avoir grandi à une époque où ces agissements étaient encore tolérés : "La police est souvent venue à la maison, 24 rue Oberkampf, tellement je hurlais de douleur. (...) Avec les lois actuelles, qui sont très bien fondées, il aurait fini en prison et ne m'aurait pas gâché toute mon enfance."

"Je lui ai pardonné dans ma tête"

Reçu par Laurent Delahousse sur le plateau de 20h30 le Dimanche un soir de décembre 2018, Michel Polnareff expliquait néanmoins ne plus en vouloir à celui qui le violentait : "Est-ce que je dois en vouloir à mon père pour m'avoir traité en esclave des musiciens classiques ? Dix heures de piano par jour, ça fait vraiment beaucoup. Le seul truc que je lui reproche, c'est de m'avoir foutu des coups de ceinture à chaque fois que je faisais une fausse note ou que je chantais faux (...) Je lui ai pardonné dans ma tête. C'était très important pour moi de lui pardonner."

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