Michel Drucker a échappé de peu à l'amputation : "Je suis un miraculé"

Michel Drucker a échappé de peu à l'amputation : "Je suis un miraculé"
Michel Drucker participant au Gala au profit de l'association Princesse Margot au Chalet du Lac à Paris, le 25 novembre 2018.

Le 26 septembre 2020, Michel Drucker subissait une opération du coeur en urgence à l'hôpital Georges-Pompidou à Paris. Deux mois plus tard, il semble être en bonne voie de guérison. Pourtant, cette expérience n'a pas été de tout repos pour le célèbre animateur. Lundi 30 novembre 2020, ce dernier s'est confié dans les colonnes du Parisien.

Si aujourd'hui Michel Drucker se dit près à revenir à la télévision dès que son état de santé le lui permettra, il a pourtant échappé de peu à une issue dramatique. "Je suis un miraculé, comme disent les cardiologues. J'ai eu une suite de pépins cardiaques. Mais j'ai le moral. Je vais même plutôt bien pour quelqu'un qui a évité la catastrophe. J'ai cru que j'aurais de graves séquelles après une si lourde opération. J'ai pensé que je terminerai ma vie au ralenti et ne plus jamais refaire mon métier", a confié l'animateur.

"J'en ai fait des cauchemars"

Si la première intervention s'est bien passée, Michel Drucker a dû faire face à de nombreuses complications qu'il a tenues à garder secrètes dans un premier temps. "Cet été, en Provence, j'étais très fatigué, j'avais de la fièvre tous les jours. Ça m'inquiétait. Fin août, le professeur Alain Hagege, chef du service de cardiologie de l'hôpital Georges-Pompidou, et Michel Desnos, son prédécesseur, m'ont fait rentrer d'urgence à Paris. Dans les bilans sanguins, on a tout de suite vu qu'il y avait un foyer infectieux, provenant de la bouche à la suite d'un soin dentaire. La bactérie, apparemment pas trop méchante, a infecté le coeur et provoqué une septicémie. (...) Une période que j'ai gardée secrète", déclare-t-il à nos confrères du Parisien.

Un retournement de situation qui aurait pu avoir des conséquences irréversibles pour le présentateur de Vivement Dimanche : "Malheureusement, cette bactérie a touché aussi l'artère de la jambe droite, qu'on aurait pu amputer. On a réussi à la déboucher, mais la valve était toujours infectée. Le chirurgien m'a alors dit : 'On ne peut plus attendre.' La veille, je me croyais encore invincible. J'en ai fait des cauchemars. On m'a ensuite examiné pour savoir si j'étais en état. Et là, les chirurgiens découvrent qu'il faut aussi me faire un triple pontage ! Ça m'a assommé. Je n'arrivais pas à comprendre. J'ai une bonne hygiène de vie, je fais du sport, je ne fume pas, ne bois pas... C'est d'ailleurs grâce à ça que je suis encore en vie."

Terrassée par ces séjours à l'hôpital, Michel Drucker a perdu beaucoup de poids et a longtemps cru qu'il ne s'en sortirait pas. "Heureusement que je n'avais pas de miroir. J'avais les joues creusées, j'étais une ombre. Perdre 10 kg, c'est beaucoup quand on en pèse 72. J'avais la cage thoracique douloureuse, avec un corset pour maintenir tout ça. On redevient un pantin. Incapable de se lever tout seul, de marcher sans perfusion. Il n'y a plus de vedette de la télé. J'étais convaincu que je ne referai jamais surface, s'est-il souvenu avant de conclure. Je réapprends à marcher. Intellectuellement, je découvre que je n'ai pas tout perdu. La voix revient, les mots arrivent. J'aperçois le bout du tunnel. En principe, la semaine prochaine je vais pouvoir rentrer chez moi. J'ai encore deux mois de rééducation."

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