Marlène Schiappa, auteure de livres érotiques sous un pseudonyme ? Elle "assume"

Marlène Schiappa, auteure de livres érotiques sous un pseudonyme ? Elle "assume"
Marlène Schiappa, ministre déléguée en charge de la citoyenneté lors d'une conférence de presse à Paris, le 31 août 2020.

Marlène Schiappa était l'invitée d'Isabelle Morizet dimanche 4 octobre. Au micro de la journaliste, elle dénonce être victime "d'une forme de sexisme" concernant ses écrits dans la sphère politique.

Marlène Schiappa a plusieurs cordes à son arc, celle d'auteure en fait partie. Elle a déjà écrit plusieurs dizaines de livres, sous son vrai nom ainsi que sous des pseudonymes. Elle revient au micro d'Isabelle Morizet sur Europe 1 sur certains de ses ouvrages qui abordent l'apprentissage sexuel.

"Certains que j'ai absolument écrits (..) et que j'assume parfaitement"

Si elle "sait que beaucoup de choses ont été dites dans la presse" à son sujet, elle rétablit la vérité : "Je ne les ai pas tous écrits. Il y en a que j'ai écrit sous d'autres pseudonymes et que la presse n'a pas trouvés. Il y en a sous le nom de Marie Minelli que j'ai parfois coécrits avec d'autres qui sont en fait des ouvrages collectifs. Et certains que j'ai absolument écrits sous le nom de Marie Minelli et que j'assume parfaitement". Elle mentionne le nom de deux d'entre eux, "Osez la première fois" et "Osez l'orgasme féminin".Marlène Schiappa a écrit ce dernier alors qu'elle était déjà au gouvernement.

La ministre chargée de la Citoyenneté continue de développer sur les différences de traitement entre les femmes et les hommes. Elle ne manque alors pas de rappeler sur le plateau de Il n'y a pas qu'une vie dans la vie qu'un de ses collègues masculins au gouvernement a écrit un récit "à l'eau de rose" sans subir les mêmes critiques et d'affirmer qu'il "y a une forme de sexisme". "J'ai un collègue au gouvernement dont il est de notoriété publique qu'il a écrit un roman Harlequin (...) Je ne nommerai pas ce collègue, mais en tout cas lui, on ne le vanne jamais avec ça et on ne lui en parle pas", déplore l'ancienne Secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations. Marlène Schiappa conclut en dressant un constat choquant à ses yeux : "C'est coquin mais ça va, c'est un homme. Il a le droit. Et je trouve que la différence de traitement, et la façon dont les gens se choquent en apprenant que j'ai pu participer à ce type de littérature illustre aussi une forme de sexisme". De plus, jamais les gens ne lui en parle directement, mais le font "dans son dos".

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