Maïtena Biraben réclame 4 millions d'euros à Bolloré

Maïtena Biraben réclame 4 millions d'euros à Bolloré
Maïtena Biraben à l'avant-première du film "Vice-Versa" au Grand Rex à Paris, le 31 mai 2015.

Licenciée pour "faute grave" par le groupe Canal+ il y a deux ans, l'ex-présentatrice du Grand Journal contre-attaque en contestant le motif de ce remerciement.

Aujourd'hui animatrice sur RMC, Maïtena Biraben réclame à son ancien employeur 4 060 000 euros de réparations. Une somme qui comprend 2,55 millions d'euros d'indemnité contractuelle, 1,01 million pour licenciement sans cause réelle et sérieuse et 500 000 euros pour préjudice moral. Devant le conseil des prud'hommes de Boulogne (Hauts-de-Seine), le 25 juin 2018, Canal+ a rejeté catégoriquement cette demande.

Verdict le 27 septembre

L'animatrice, qui avait remplacé Antoine de Caunes à la tête du Grand Journal, avait été licenciée le 18 juillet 2016 au bout d'une seule saison et après de fortes chutes d'audience. Pour son avocate, Claire Fougea, le motif de remerciement pour "faute grave" ne "tient pas la route". Lors de l'audience, elle a fait savoir qu'il avait uniquement permis aux dirigeants du groupe, dont l'homme d'affaires Vincent Bolloré, de ne pas verser d'indemnités à la présentatrice. Au Parisien, Maïtena Biraben a ajouté : "Mon licenciement est abusif et l'attitude de Vincent Bolloré déloyale. Il va le payer cher, le plus cher possible."

De son côté, Eric Mansa, le conseil de Canal+, a indiqué à l'AFP que le licenciement pour "faute grave" était dû à la "déloyauté" de Maïtena Biraben envers la chaîne, qui "s'est inscrite totalement en marge de son contrat de travail".

Le jugement de cette affaire sera rendu le 27 septembre prochain.

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