Liliane Rovère : une vie marquée par les drames

Liliane Rovère : une vie marquée par les drames
Liliane Rovère à l'avant-première du film "Ce qui nous lie" de Cédric Klapisch au cinéma UGC Normandie à Paris, le 12 juin 2017.

Solène Filly

Depuis 2015, elle incarne Arlette Azémar dans "Dix pour cent", mais avant ça Liliane Rovère a joué pour les plus grands réalisateurs, comme Bertrand Blier ou Cédric Klapisch. Si elle peut donc se targuer d'avoir une belle carrière d'actrice, sa vie personnelle n'a pas toujours été simple, comme elle le révèle dans son autobiographie "La folle vie de Lili", parue chez Robert Laffont le 11 avril 2019.

Née en 1933, Liliane Rovère lorsqu'elle est enfant; est contrainte de se cacher à cause de l'Occupation. Elle manquera plusieurs fois de se faire arrêter, mais c'est un événement bien particulier qui la marque, encore aujourd'hui : "Un jour, une gamine m'a chassée d'une ronde parce que j'étais juive, ça m'a fait plus d'effet que de passer la ligne de démarcation sous une bâche."

Violée à 18 ans

Adolescente elle découvre le jazz, Saint-Germain-des-Prés et ses nombreuses personnalités comme Boris Vian ou Eddie et Nicole Barclay. Mais à 18 ans, c'est en quittant un club qu'elle est violée, comme elle le raconte dans son autobiographie : "Je ne me suis pas débattue, je n'ai pas imploré, je suis restée muette." Elle refuse alors de se laisser anéantir par ce drame : "Je n'avais pas envie de me pourrir la vie avec ce truc-là, on m'a assez pourri la vie ce jour-là."

L'étrangleur du Xe arrondissement

En couple avec Chet Baker pendant 2 ans - elle sera menacée par la femme de celui-ci avec un revolver -, elle a ensuite une aventure à la fin des années 1970 avec un homme auquel elle ne fait pas totalement confiance : "Je (l'ai rencontré) plusieurs fois à l'hôtel, je ne voulais pas qu'il entre chez moi." Elle peut aujourd'hui remercier son instinct puisqu'en ouvrant le journal, elle reconnaît un jour son visage : il s'agit de Milivog Milosavlsevic, l'étrangleur du Xe arrondissement.

L'euthanasie d'une amie proche

L'actrice y évoque aussi le sujet de l'euthanasie, plus précisément le cas de son amie, Maïa Simon, qui s'est donnée la mort en Suisse en 2007. "Quand elle a décidé de mourir pour ne pas sombrer dans les pires états de la maladie, elle a commencé par me dire : 'Trouve-moi de l'héroïne, comme ça je vais faire une overdose'", a-t-elle confié sur le plateau de On n'est pas couché. Et d'ajouter : "Je lui ai dit : 'Où est-ce que tu veux que je trouve ça ? Je ne sais pas où on trouve ça et je ne t'aiderai pas à mourir." Mais lorsque Maïa se rend en Suisse, elle est à ses côtés : "Elle a été extraordinaire, parce que quand on lui a tendu le médicament, (...) elle l'a pris, elle n'a pas réfléchi."

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