Léa Salamé : pourquoi elle a dû se battre lors de ses débuts en télé

Léa Salamé : pourquoi elle a dû se battre lors de ses débuts en télé
Léa Salamé lors de l'émission Unis Pour Le Liban à l'École des Trois Docteurs à Beyrouth le 1er octobre 2020.

Léa Salamé était l'invitée de Claire Chazal, mardi 3 novembre 2020, dans l'émission de France 5 Passage des arts. L'occasion pour la journaliste de 41 ans de faire quelques confidences et de raconter comment elle a été contrainte de lutter pour s'imposer lors de ses débuts en télévision.

Si la légitimité de Léa Salamé n'est plus à démontrer, la journaliste, devenue très populaire depuis ses premières apparitions comme chroniqueuse de Laurent Ruquier sur On n'est pas couché, a cependant connu des débuts difficiles lors de ses premiers pas dans l'univers de la télévision. Face aux aprioris et au sexisme, la jeune femme a décidé de "montrer les muscles", comme elle l'a confié à Claire Chazal.

Avant de devenir la star des plateaux qu'elle est aujourd'hui, Léa Salamé a débuté sa carrière en télé en exerçant sur des chaînes d'information en continu. De cette époque, la présentatrice de Stupéfiant conserve de douloureux souvenirs. Reçue par Yann Barthès sur le plateau de Quotidien en septembre 2020, Léa Salamé avait déjà évoqué le sexisme qui régnait alors dans le milieu de la télé, rapportant les propos d'un supérieur hiérarchique qui lui aurait révélé le sort qu'il réservait aux femmes qu'il engageait : "Soit elles sentent le savon et on a envie de se réveiller avec elle, et je les mets le matin à côté d'un mec. Soit elles sont sexy, et tu as envie de passer la nuit avec, et dans ce cas je les mets le soir." En compagnie de Claire Chazal dans Passage des arts, la journaliste franco-libanaise a révélé l'attitude qu'elle avait décidé d'adopter pour contrer ce genre de comportements.

Léa Salamé : "Parfois j'étais sans doute un peu trop agressive"

"Quand je suis arrivée dans les chaînes infos, les questions sérieuses c'était pour les hommes. Il a fallu montrer les muscles, que j'en avais pour parler un peu vulgairement, comme les hommes. Je voulais montrer que je savais où j'allais. Parfois j'étais sans doute un peu trop agressive. Sans doute, il y a des moments où j'ai peut-être tapé un peu trop fort, j'étais un peu arrogante", s'est souvenue Léa Salamé avant de conclure : "J'ai appris à arrondir les angles mais souvent on reproche aux femmes : c'est à dire la même question, si c'est Jean-Jacques Bourdin qui la pose, on va dire qu'il est pugnace et si c'est une femme, on dit que c'est plus suspect."

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