Lara Fabian victime de harcèlement sexuel : "Je n'en ai jamais parlé"

Lara Fabian victime de harcèlement sexuel : "Je n'en ai jamais parlé"
Lara Fabian en concert au Théâtre du Châtelet à Paris, le 16 novembre 2013.

Le 23 octobre 2020, lors d'une interview accordée à Ici Radio-Canada, Lara Fabian s'est confiée à Kevin Sweet et a fait des révélations inédites. Lors de cet entretien, la chanteuse a en effet indiqué qu'elle avait été victime de harcèlement sexuel au cours de sa carrière.

Trois ans après l'émergence du mouvement #MeToo en pleine affaire Weinstein, Lara Fabian est enfin sortie du silence. Invitée sur les ondes d'une radio québécoise, la star a levé le voile sur le harcèlement sexuel qu'elle a subi. Des confidences inédites, puisque l'interprète de Je t'aime n'avait jusqu'alors jamais évoqué son expérience personnelle de ce sujet grave.

Invitée sur Ici Radio-Canada à l'occasion de la diffusion du documentaire "Lara" qui lui est consacré, Lara Fabian a évoqué le mouvement #MeToo et créé la surprise en expliquant qu'elle avait été elle-même victime de harcèlement sexuel. "Moi je l'ai vécu, ça, de très près... J'en ai jamais parlé, jamais. Même dans le documentaire. Je crois qu'il y a, en tant que femme, parfois, un prix que l'on est prêt à payer au nom de certains rêves (...) Moi je l'ai vécu et j'ai appuyé sur le bouton stop. Et ça a été dur. Parce qu'il y a eu des conséquences, simplement. Des grosses conséquences", a commencé par révéler la chanteuse de 50 ans.

"Mon seul pouvoir à ce moment là, c'était de dire non."

Sans entrer dans les détails, Lara Fabian a expliqué qu'elle avait préféré renoncer à des opportunités professionnelles plutôt que de céder à des avances déplacées : "Pour moi, la conséquence à l'endroit de qui je suis en tant que femme aurait été beaucoup plus grave que de ne pas être capable d'accomplir certaines choses. Je suis capable de me dire que je ne suis pas rentrée dans cette omerta, je ne l'ai pas acceptée, je l'ai dénoncée face à la personne elle-même." Mais la chanteuse reconnaît que l'époque était différente, et qu'il n'était alors pas question de dénoncer publiquement de tels agissements : "J'avoue qu'à l'époque, il y a 25 ans, ça aurait été très compromettant d'aller crier sur tous les toits ce qu'il venait de se passer. On m'aurait tout simplement traitée de folle. Ou bien on aurait juste inversé la vapeur." Et l'interprète de J'y crois encore de conclure : "Mon seul pouvoir à ce moment là, c'était de dire non."

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