Julien Lepers ne touchera pas les 3,4 M€ qu'il réclamait aux prud'hommes

Julien Lepers ne touchera pas les 3,4 M€ qu'il réclamait aux prud'hommes
Julien Lepers au photocall de Danse avec les Stars dans les locaux de TF1 à Paris, le 28 septembre 2016.

Évincé de France 3 après avoir animé Questions pour un champion pendant près de 30 ans, Julien Lepers réclamait pas moins de 3,4 millions d'euros à son ancien employeur. Mais sa demande a été rejetée par le tribunal des prud'hommes et l'animateur aurait déjà fait appel, selon nos confrères du Parisien.

Pour Julien Lepers, c'est la douche froide. L'ex-présentateur vedette de Questions pour un champion, évincé en 2016 au profit de Samuel Etienne, réclamait au total 3 434 698,50 euros d'indemnisation à la société FremantleMedia. Mais ses demandes ont été rejetées par le conseil des prud'hommes, et seulement 800 000 euros lui seront versés. Une indemnité calculée sur la base de son salaire mensuel de 39 907 euros, détaille Le Parisien dans un article paru le 29 juin 2020.

Si Julien Lepers avait quitté Questions pour un champion la mort dans l'âme, il avait ensuite décidé de contre-attaquer. Pour l'animateur de 70 ans, son éviction du jeu télévisé mythique était "sans cause réelle et sérieuse" et constituait un "préjudice d'image et discrimination", comme le rapportait Le Parisien en mars 2018. Pour appuyer ses revendications, Julien Lepers avait alors rappelé les propos tenus sur les ondes d'Europe 1 trois mois plus tôt par la présidente de France Télévisions, Delphine Ermotte Cunci, qui avait déclaré au micro de Jean-Pierre Elkabbach : "On a une télévision d'hommes blancs de plus de 50 ans, et ça, il faut que ça change."

"On gagnera le deuxième round"

Mais si les demandes formulées par Julien Lepers, qui dénonçait également des "conditions brutales et vexatoires" de licenciement, ont été rejetées, son avocat Maître Pierre-Olivier Lambert estime qu'il pourrait néanmoins obtenir gain de cause en appel : "Mon client a obtenu le minimum. En ne voulant pas attribuer des montants trop importants, le conseil de prud'hommes n'a pas été très courageux. Mais on gagnera le deuxième round. Nous avons tous les éléments pour prouver qu'on ne peut pas licencier une personne parce qu'on estime qu'elle est devenue ringarde."

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