Jacques Chirac est décédé : retour sur 3 grands coups d'éclat

Jacques Chirac est décédé : retour sur 3 grands coups d'éclat
Le president Francais Jacques Chirac lors d'une réunion Franco - Allemande au palais de l'Elysée, le 10 juin 2005.
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Jacques Chirac est décédé à l'âge de 86 ans a annoncé sa famille à l'AFP ce jeudi 26 septembre 2019. Il laisse derrière lui un héritage politique sans pareil, saupoudré de coups d'éclat.

Jacques Chirac a perdu la vie. Un décès confirmé par sa famille à l'AFP. Il aura profondément marqué le paysage politique, tout au long de sa carrière. Ministre, Maire de Paris, puis président de la République pour deux mandats successifs, de mai 1995 à mai 2007, il s'est forgé une image populaire et sympathique. Réputé pour ses punchlines marquantes, le fondateur du RPR a accumulé les coups d'éclats.

Quand Jacques Chirac montait le ton à Jérusalem

S'il l'on devait retenir un seul surnom pour l'ancien chef de l'État, ce pourrait bien être celui-là : "Chirac d'Arabie". C'est à l'occasion d'un voyage en Israël en 1996 que le président de la République s'était illustré. Bravant la foule dans les rues de Jérusalem, ce dernier s'était offusqué du comportement des policiers du Shin Beth, la sécurité intérieure israélienne. Il faut dire que les forces de l'ordre n'avaient pas été tendres avec les journalistes et avaient tenté d'empêcher Jacques Chirac d'aller à la rencontre des Palestiniens. "Qu'est-ce qu'il y a encore comme problème ? Je commence à en avoir assez !", s'était-il écrié avant de poursuivre dans un anglais tranché : "What do you want ? Do you want me to take my plane ? To go back to my country ? To go back to France ? Is that what you want ? Then let them go. Let them do. No, that's... no danger, no problem. This is not a method. This is provocation. That is provocation. Please you stop now !", soit en français : "Que voulez-vous ? Que je prenne mon avion et que je rentre à Paris ? C'est ça que vous voulez ? Laissez-les passer. C'est de la provocation ! Ce n'est pas une méthode à adopter ! Cessez donc !"

Un coup de sang inoubliable qui a fait de Jacques Chirac une figure politique très appréciée du monde Arabe.

Une position ferme sur la guerre en Irak

Autre coup d'éclat et pas des moindres, le fameux refus de soutenir l'intervention américaine en Irak, courant 2003. Une prise de position qui aura marqué le second mandat de Jacques Chirac, en termes de politique étrangère.

Effectivement, suite au événements du 11 septembre 2001, les USA ont dans leur viseur l'Irak de Saddam Hussein. Le président George W. Bush veut déclarer la guerre, mais le chef d'État français est bien décidé à s'y opposer. Un bras de fer de plusieurs mois opposant les deux puissances. Une phrase de Jacques Chirac adressée à Silvio Berlusconi restera marquante : "On n'exporte pas la démocratie dans un fourgon blindé". Le débat prendra fin en 2003 avec un discours de Dominique de Villepin, alors ministre des Affaires étrangères, devant le Conseil de sécurité de l'ONU clamant haut et fort le "non" de la France.

"Notre maison brûle et nous regardons ailleurs"

Bien avant que Greta Thunberg ne fasse parler d'elle, Jacques Chirac s'était illustré avec un grand discours pro-écologique au début des années 2000. Et c'est avec une métaphore lourde de sens que le président de la République avait souhaité éveiller les consciences, le 2 septembre 2002, devant l'assemblée plénière du IVe Sommet de la Terre, à Johannesburg, en Afrique du Sud. "Notre maison brûle, et nous regardons ailleurs", avait-il lancé. "La nature, mutilée, surexploitée, ne parvient plus à se reconstituer, et nous refusons de l'admettre. L'humanité souffre. Elle souffre de mal-développement, au Nord comme au Sud, et nous sommes indifférents." Et Jacques Chirac de conclure : "La Terre et l'humanité sont en péril, et nous en sommes tous responsables." Un discours qui aurait mérité de précéder de véritables actions.

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