Isabelle Adjani : son avis sur "les normes esthétiques"

Isabelle Adjani : son avis sur "les normes esthétiques"
Isabelle Adjani à la montée des marches lors de la cérémonie d'ouverture du 71ème Festival International du Film de Cannes, le 8 mai 2018.

La gracieuse actrice française s'est confiée à Nicolas Bedos dans un entretien exclusif pour Paris Match. Dans ce numéro, paru le 3 septembre 2020, Isabelle Adjani a dévoilé son avis sur les "normes esthétiques", et se félicite de les voir se "casser un peu la gueule".

L'éternelle interprète de la reine Margot s'est livrée à l'artiste Nicolas Bedos dans les colonnes de Paris Match, dont elle fait la Une. Dans le numéro paru le jeudi 3 septembre 2020, l'actrice de 65 ans a répondu aux questions du réalisateur du troisième volet de la saga OSS 117. Isabelle Adjani évoque le rapport qu'elle a avec son corps et parle de "son père, ses amours, sa beauté... et la pandémie". Quand vient le moment de parler de sa beauté, Nicolas Bedos l'interpelle sur son "lâcher-prise" physique. Ce à quoi la mère de Gabriel-Kane Day-Lewis (qu'elle eut avecDaniel Day-Lewis) répond : "Des moments de lâcher-prise, mon cher, (elle) en a même eu plusieurs, tout au long de (sa) vie, et ce depuis l'adolescence." Et de rajouter que c'est arrivé "toujours à des périodes critiques".

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"C'était oublier qu'être actrice c'est tout sauf être une femme libre"

La femme, endeuillée par le décès d'une amie dans l'explosion de Beyrouth au début du mois d'août 2020, évoque la période où elle a commencé à assumer les évolutions de son physique. Et si son corps a maintes fois été la cible de piques, Isabelle Adjani fait mention des tournages sur lesquels elle réussit à assumer "un physique particulièrement désavantageux", ceux de "La Journée de la jupe", et dix ans plus tard de "Carole Matthieu".

Isabelle Adjani parle aussi "d'imprudentes apparitions publiques". C'est finalement la femme qui a pris le dessus sur l'actrice. Elle se disait : "Et puis m*rde. Je m'en fous, je suis humaine, je suis une femme libre. (...) C'était oublier qu'être actrice, c'est tout sauf être une femme libre". Aujourd'hui, elle se dit fière des changements de la société : "Evidemment que je me félicite que les normes esthétiques se cassent un peu la gueule. Tant mieux ! Grâce à des femmes combattives qui mettent tout leur poids pour que la priorité soit le bien-être plutôt que le bien paraître." Et de conclure : "Dans la balance subsiste encore des déchetteries comme la téléréalité à la Kardashian qui nous infecte, la maladie du selfie sans défaut, cette dysmorphie qui pousse nos jeunes gens à fabriquer l'image qu'ils ont de leur tête et de leurs corps."

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