Gilbert Rozon : accusé d'agression sexuelle, il livre sa version des faits

Gilbert Rozon : accusé d'agression sexuelle, il livre sa version des faits
Gilbert Rozon arrivant à son procès à Montréal, le 13 octobre 2020.

Accusé d'agression sexuelle, Gilbert Rozon vient de livrer sa version des faits au tribunal de Montréal. Lors de son témoignage, l'ex-juré de La France à un incroyable talent a assuré qu'il était innocent et que ce serait la plaignante qui aurait abusé de la situation.

Le 13 octobre 2020, Gilbert Rozon comparaissait au tribunal de Montréal pour répondre de l'une des accusations de viol et d'agression sexuelle dont il fait l'objet. Dans la salle d'audience, deux récits très différents d'une même soirée se sont opposés.

Les faits qui sont reprochés au producteur de 65 ans remontent à l'année 1980. La victime, aujourd'hui âgée de 50 ans avait alors 20 ans. Lors de son témoignage rapporté par nos confrères québécois de La Presse, elle a raconté comment Gilbert Rozon, qui l'hébergeait à l'issue d'une soirée en discothèque, aurait profité de la situation : "Je me souviens de l'oppression. Je me souviens de la fenêtre, qui était à droite du lit, parce que c'est ce que je regardais pendant la pénétration. (...) C'est pas consenti, c'est juste trop, j'ai pas la force. C'est grouille-toi, qu'on en finisse". Une version que Gilbert Rozon s'est empressé de démentir face aux juges.

"Les vrais mots qui me sont venus à la tête : elle est ben weird"

Dans la version des faits qu'a racontée Gilbert Rozon, les rôles se sont inversés. Si l'homme admet avoir flirté avec la victime présumée, il nie l'avoir forcée à faire quoi que ce soit. "On a commencé à se caresser et à s'embrasser, en glissant du divan jusqu'au sol pour se retrouver devant la cheminée", a-t-il raconté expliquant ensuite que la jeune femme lui aurait alors demandé de cesser : "Ça m'a désenchanté (...) Elle était peut-être choquée que je n'étais pas aussi radical que ça". Gilbert Rozon a ensuite affirmé ensuite être allé se coucher seul, mais s'être réveillé alors que la victime présumée était "à califourchon" sur lui, lui imposant un coït auquel il n'avait pas consenti : "J'ai été plus que surpris. Les vrais mots qui me sont venus à la tête : 'elle est ben weird'. Elle regardait au loin. Je me demande si elle se faisait l'amour. Elle regardait par en avant en se faisant l'amour sur moi. C'était étrange comme comportement. C'est la vérité. C'est ce que j'ai vécu (...) Je me suis laissé faire, j'ai pris mon plaisir. J'étais tellement étonné que ça a gâché mon plaisir. Ça s'apparente à une sorte de masturbation. (...) J'ai accepté mon sort, parce que ça m'arrangeait."

Les magistrats n'ont pas encore rendu leur verdict sur cette affaire qui devrait être jugée en fin de semaine.

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