François Berléand, victime de "menaces" après ses propos sur les Gilets jaunes

François Berléand, victime de "menaces" après ses propos sur les Gilets jaunes
François Berléand lors du 10e Festival du Film Francophone d'Angoulême, le 27 août 2017.

Fabien Gallet

Samedi 17 août 2019, au micro de RTL, le comédien est revenu sur ses propos acérés concernant le mouvement des Gilets jaunes avec lequel il n'est toujours pas des plus tendres.

"Depuis le début, ils me font chier moi les 'Gilets jaunes'", lançait François Berléand en février dernier sur les ondes de RTL, avant de préciser avoir été outré par les blocages aux abords de Bordeaux : "Comment vingt personnes peuvent emmerder autant de monde ? Ce n'est pas possible !" Six mois plus tard, l'acteur de 67 ans n'a pas changé son fusil d'épaule. "Je trouvais que le mouvement dérapait avec des choses qui étaient pour moi inacceptables, des dérives antisémites, des dérives extrêmement autoritaires sur les ronds-points, des dérives encore pires sur les manifestations", a-t-il confié au micro d'Alba Ventura.

"Je n'ai pas peur"

Interrogé sur la dangerosité de la situation en marge de ses déclaration des mois derniers, François Berléand a confirmé s'être vu proposer "une sécurité" policière lors de la tournée de son spectacle "Encore un instant" : "Oui, il y avait eu des menaces, la police venait tourner". "Mais il n'y a jamais rien eu", a-t-il assuré avant de poursuivre : "Le samedi, quand il y a eu la diffusion de l'émission, personne n'est venu au théâtre pour nous embêter parce qu'ils n'avaient pas que ça à faire, ils manifestaient. Et puis de toute façon je n'ai pas peur, je peux parler avec les gens."

C'est donc toujours avec franchise que François Berléand compte bien s'exprimer. Preuve en est, toujours sur RTL, son avis tranché sur l'une des figures du mouvement des Gilets jaunes : "Je me suis mis en colère à cause d'un post de Maxime Nicolle qui demandait l'asile politique. Il se trouve que mon père a eu l'asile politique en 1928 parce que Staline était arrivé au pouvoir." Et d'asséner : "Quand on ne sait pas ce que c'est l'asile politique, on ferme sa gueule !"

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