Franck Dubosc sur son adolescence : "J'ai fait une dépression nerveuse"

Franck Dubosc sur son adolescence : "J'ai fait une dépression nerveuse"
Franck Dubosc aux César à la salle Pleyel à Paris, le 24 février 2017.

Fabien Gallet

Actuellement en tournée pour présenter un nouveau spectacle baptisé "Fifty-fifty", l'humoriste s'est confié au magazine Notre Temps, abordant son rôle de père, ses sketches mais aussi et surtout son enfance pas toujours rose.

Véritable boute-en-train, sur scène comme devant la caméra, Franck Dubosc n'a pas toujours nagé dans le bonheur et dans l'insouciance. C'est ce qu'il explique dans les pages de l'édition de mai de Notre Temps, évoquant un cadre familial où rire n'était pas un fait du quotidien. "C'était assez dur. Mes parents aimaient l'humour, mais la vie ne leur souriait pas. J'ai grandi dans un milieu de Français moyens. Mon père a connu le chômage, donc forcément, ce n'était pas la rigolade tous les jours. Sauf quand les vacances arrivaient", s'est souvenu le comique de 55 ans.

"Les autres ne m'appréciaient pas"

Au cours de l'adolescence, Franck Dubosc n'a pas non plus vécu que des jours agréables. "C'est vrai que je n'étais pas heureux. J'ai même fait une dépression nerveuse", a-t-il révélé avant de préciser : "Petit, je n'étais pas très bien vu de mes copains. Lorsqu'il fallait constituer les équipes pour jouer au foot, j'étais toujours celui qu'on choisissait en dernier. C'était terrible. Les autres ne m'appréciaient pas. (...). Enfant, on a souvent ri à mes dépens."

Ce passé a été une grande source d'inspiration pour l'interprète de Patrick dans la saga Camping. "Dans ma tête, je notais tout ce qui faisait rire les autres, et j'essayais de comprendre les ficelles et les ressorts pour m'en resservir. C'est comme ça que sont nés mes premiers sketches", a-t-il confié avant de conclure : "Quand je me suis aperçu que cela faisait rire les gens, je l'ai peaufiné jusqu'à le maîtriser à la perfection. Dans ces moments-là, les autres me regardaient. Cela me procurait du plaisir. C'était enfin un moyen agréable d'exister."

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