Flavie Flament : son combat contre les violences faites aux femmes

Flavie Flament : son combat contre les violences faites aux femmes
Flavie Flament à la première de l'escape game grandeur nature "Inside Opéra" au Palais Garnier à Paris, le 4 juin 2018.

Flavie Flament confiait en octobre 2016 dans son deuxième roman "La Consolation" avoir été victime de viol durant son enfance. Aujourd'hui en 2020, c'est une des personnalités médiatiques françaises les plus engagées dans la lutte pour le droit des femmes, et pour le respect des victimes d'atteintes d'agressions sexuelles. Retour sur le combat de sa vie.

L'animatrice, lassée de ne plus pouvoir toucher des gens à cause de la Covid-19, dévoilait dans son deuxième roman "La Consolation", paru en 2016 aux éditions JC Lattès, avoir été victime de viol. Sa mère s'était émerveillée d'attirer l'attention du grand photographe qu'était David Hamilton. Elle lui a alors confié sa fille de treize ans pour des séances photos qui marqueront à jamais l'ancienne compagne de Benjamin Castaldi.

Une amnésie traumatique débloquée après le délai légal de prescription

Flavie Flament a révélé que le photographe David Hamilton, qui est mort quelques semaines après les révélation, l'avait violée. Ce suicide a d'ailleurs résonné comme un aveu pour la mère d'Enzo Castaldi et d'Antoine Flament. Au moment des faits, elle est en dessous du seuil légal des 15 ans où la gravité des peines se réduit. Victime d'amnésie traumatique, l'ancienne coprésentatrice de Sagas retrouve plus de vingt ans après un tirage photo qui fait remonter tous ses souvenirs et la pousse à libérer sa parole, et celles de tant d'autres femmes.

La journaliste et animatrice de 46 ans se bat chaque jour pour allonger le délai de prescription de dix ans actuellement à 30 ans en utilisant son cas personnel comme exemple. Des livres, des entretiens, un téléfilm, autant d'actions que Flavie Flament a mis en place pour libérer la parole de celles qui en souffrent, ou en ont souffert. Début 2018, elle se présente avec la délégation aux droits des femmes de l'Assemblée nationale, menée par les parlementaires Marie-Pierre Rixain et Sophie Auconie. Elle est donc auditionnée concernant l'allongement du délai de prescription des crimes sexuels sur mineurs, devenu son fer de lance. "C'était ça ou j'allais en crever" déclarait-elle à cette même délégation aux droits des femmes.

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