Elie Semoun alerte Jean-Marie Bigard sur les risques d'une carrière politique

Elie Semoun alerte Jean-Marie Bigard sur les risques d'une carrière politique
Elie Semoun au Festival du cinéma américain de Deauville, le 2 septembre 2016.

L'humoriste a mis en garde son confrère dont la candidature à la prochaine présidentielle, initialement un mouvement d'humeur, semble de plus en plus crédible.

Invité d'Europe 1, Elie Semoun a gentiment conseillé à Jean-Marie Bigard de s'éloigner de l'arène politique. Bigard, 66 ans, fait en effet le buzz depuis quelques semaines en évoquant une possible candidature à la présidentielle 2022, pour être, selon lui, le bras armé du peuple. "J'ai halluciné en apprenant ça, je trouve que c'est une grosse connerie. Je ne sais pas pourquoi il fait ça. C'est peut-être pour flatter son égo mais il ne devrait pas, il va y laisser des plumes le pauvre", a confié Elie Semoun sur les ondes d'Europe 1. Et de préciser : "La politique et l'humour, ça n'a jamais fait bon ménage. Il faut qu'on reste à notre place, on est des bouffons. On peut se moquer des hommes politiques, on est très bien placés pour s'en moquer mais quand tout à coup, on fait partie du clan, ce n'est plus possible."

Rien ne semble pouvoir faire changer d'avis Elie Semoun ! "Regardez ce que ça donne avec Dieudonné, c'est n'importe quoi. J'ai plus de respect pour un homme politique qui viendrait dans le milieu de l'humour, que le contraire. Je pense qu'il n'a rien à faire là-dedans", conclut-il.

Bigard dans le costume de Coluche ?

Jean-Marie Bigard est entré dans le combat politique et médiatique en publiant une violente charge contre le gouvernement et le confinement, sur Instagram, le 9 mai 2020 (il demandait notamment la réouverture immédiate des bars). Ce qui aurait pu rester un simple coup de gueule a pris de l'ampleur après qu'Emmanuel Macron a personnellement téléphoné à l'humoriste ! "Quand un mec représente le peuple, le peuple un peu en colère, eh ben on l'appelle, a déclaré Jean-Marie Bigard sur BFMTV en mai dernier.Et d'ajouter : "Je sens que les gilets jaunes me sollicitent. Ils se disent qui va prendre notre défense le mieux ? Très souvent, c'est mon nom qui arrive."

Après avoir indiqué au magazine Society qu'une candidature à la présidentielle n'était pas d'actualité, le comique semble décidé à passer à l'étape suivante, comme il l'a annoncé lors d'un spectacle diffusé en streaming le 20 juin : "Être l'épouvantail de tous ces co**ards, ça me plaît énormément. C'est bien, non, d'avoir quelqu'un qui parle simplement, avec son coeur, non ? Je suis un peu vulgaire, mais on comprend ce que je dis. Je vais aller demander aux maires s'ils veulent bien me donner les 5 000 signatures et on verra."

Une démarche qui semble proche de celle de Coluche, présumé candidat à l'élection de 1981 avant de se retirer pour continuer à faire rire le public.

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