Dani, fauchée mais libre : "Ma vie, c'est mon sac. Je vais où je veux"

Dani, fauchée mais libre : "Ma vie, c'est mon sac. Je vais où je veux"
Dani au concert "La nuit ne dure pas" à Grasse, le 5 octobre 2018.

Dimanche 11 octobre 2020, le Journal du Dimanche a donné la parole à Dani. La chanteuse, qui a offert à son public un cinquième album à la fin septembre, s'est récemment installée à Tours pour démarrer une nouvelle vie, près de ses proches. Loin des strass et paillettes, Dani a révélé qu'elle n'avait plus d'argent, mais qu'elle était heureuse ainsi.

Le 11 novembre 1963, Dani a 19 ans lorsqu'elle monte dans un train de nuit à destination de Paris. La jeune femme a quitté Perpignan "rêvant de faire les Beaux-Arts et de devenir maquilleuse". Dès son arrivé sur le sol parisien, elle se lance dans une carrière de modèle puis de mannequin, s'éprend "d'un photographe de Salut les Copains, Benjamin Auger", signe son premier tube, "tourne avec Truffaut et conduit de plus en plus dangereusement". Une vie rythmée à cent à l'heure, où la drogue est de mise. "Quand je fais le bilan, il me semble que ma vie a été chaotique, mais je n'ai aucun regret, même pour la drogue. J'y suis allée de mes risques et périls", explique la chanteuse au Journal du Dimanche. Mais son regret n'est pas là, c'est son absence auprès de ses enfants qu'elle déplore : "Malgré une éducation pleine d'amour, ils ont dû se construire par eux-mêmes."

"Je n'ai plus d'argent. C'est plus confort !"

Désormais, Dani rattrape le temps perdu auprès de ses proches. Si elle ne prend plus la route cheveux au vent dans une Porsche ou une Ferrari, la chanteuse admet que "avec le temps, on prend les risques différemment". Pour mener une vie plus paisible, Dani s'est installée à Tours : "Deux jours avant le confinement, j'ai visité un appartement à Tours. Le lendemain j'y emménageais". Et c'est dans un appartement à la déco minimaliste qu'elle s'épanouie, un choix qui la rend heureuse : "Je n'ai plus d'argent. C'est plus confort ! Quand j'en avais, ça me prenait la tête. Les maisons, les papiers... À la mort de mon mari, j'ai décidé de ne pas m'encombrer plutôt que de mettre du noir sur les souvenirs qu'on avait partagé. C'est ainsi, on avance, on fait ami avec le chagrin. Maintenant, ma vie, c'est mon sac. Je vais où je veux."

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