Climat : Marion Cotillard et de nombreux artistes attaquent l'État en justice

Climat : Marion Cotillard et de nombreux artistes attaquent l'État en justice
Marion Cotillard au photocall du défilé de mode The Chanel Croisiere au Metropolitan Museum à New York, le 4 décembre 2018.

Fabien Gallet

Quatre associations ont décidé de pointer du doigt l'inaction de l'État français face aux changements climatiques et ce en l'assignant en justice. Une démarche soutenue par une trentaine de personnalités.

"Parce que l'urgence climatique impose un électrochoc, la Fondation pour la Nature et l'Homme (FNH), Greenpeace France, Notre Affaire à Tous et Oxfam France ont décidé d'assigner l'État en justice pour inaction face au changement climatique et non-respect de ses obligations internationales, européennes et françaises en la matière", a expliqué sur son site l'organisation Greenpeace lundi 18 décembre 2018, après l'envoi d'une requête préalable au gouvernement. Dans la foulée, les quatre associations ont lancé un appel aux citoyens via une campagne baptisée L'Affaire du siècle.

Objectif : forcer l'État français à agir

Pour inciter ces derniers à signer une pétition mise en ligne sur le site laffairedusiecle.net, une vidéo mettant en scène une trentaine de personnalités a été diffusée. Déjà visionnée et partagée plusieurs millions de fois sur les réseaux sociaux, elle réunit plusieurs stars du cinéma notamment Marion Cotillard et Juliette Binoche, des humoristes à l'image d'Elie Semoun, des YouTubeurs comme Mcfly & Carlito, des chanteurs tels que Abd al Malik ou le groupe Shaka Ponk, mais aussi des spécialistes du climat.

Tour à tour, ces personnalités s'expriment sur la situation climatique actuelle alarmante et invitent les internautes à partager la vidéo et signer le recours pour faire avancer les choses. "Nous aussi on peut gagner et forcer l'État français à réduire ses émissions drastiquement", précise ainsi Marion Cotillard. Le gouvernement a deux mois pour répondre. Le cas échéant, les avocats en charge du dossier pourraient introduire un recours juridique devant le tribunal administratif de Paris.

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