Christophe Carrière se livre sur son enfance difficile : "Ça a été l'horreur"

Christophe Carrière se livre sur son enfance difficile : "Ça a été l'horreur"
Christophe Carrière au déjeuner des nommés de la 45ème édition des César au restaurant le Fouquet's à Paris, le 9 février 2020.

Chroniqueur sur TPMP pendant plusieurs années, Christophe Carrière se fait aujourd'hui un peu plus discret à la télévision et cultive le mystère autour de sa vie privée. Mais mardi 9 mars 2021, sur la chaîne Non Stop People, le journaliste a fait une entorse à sa propre règle en livrant un témoignage poignant sur son enfance passée entre une mère prostituée et un beau-père proxénète.

Sa tendre jeunesse, Christophe Carrière l'avait déjà évoquée dans son livre autobiographique Père et passe, sorti en 2016. Entre maltraitance morale et sévices physiques, le jeune garçon a vécu un enfer. "Je ne connais pas mon père. Ma mère avait deux amants à cette époque. Elle ne se prostituait pas encore. Elle avait deux amants, elle ne savait pas lequel des deux était mon père. Elle m'a placé en nourrice. J'y suis resté pendant deux ans. J'étais déjà maltraité. J'étais mal nourri. J'étais difforme", explique-t-il gravement à l'animatrice Évelyne Thomas.

"Ça n'était que des luttes psychologiques"

Lorsque sa mère rencontre son beau-père, "un sale type", le cauchemar de Christophe Carrière continue de plus belle. "Il l'a mise sur le trottoir et puis pendant neuf ans, ça a été l'horreur. Pas de sévices sexuels. C'était des sévices psychologiques et corporels. J'ai quelques petites traces", assure le journaliste de 56 ans en ajoutant que son beau-père le forçait à manger de la nourriture qu'il n'aimait pas jusqu'à le faire vomir et l'obligeait à manger dans la gamelle du chien lorsque celle-ci n'était pas assez bien nettoyée.

Pourtant, Christophe Carrière ne s'est jamais rebellé. "Tout ça, ça s'est passé entre 10 et 17 ans. C'est compliqué. C'était pas comme maintenant. La parole n'était pas libérée. (...) Moi je cherchais absolument l'amour de mes parents. Je voulais leur faire plaisir. Je voulais qu'ils soient fiers de moi. Je voyais bien que ce n'était pas très normal tout ça, mais je mettais un mouchoir dessus, je me disais : 'Je serai plus fort que ça'. Ça n'était que des luttes psychologiques", a-t-il conclu.

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