Christian Quesada brise le silence dans une lettre adressée à C8

Christian Quesada brise le silence dans une lettre adressée à C8
Christian Quesada lors du direct de l'emission Vendredi tout est permis, Paris, 20 janvier 2017.

Christian Quesada, condamné pour "détention et diffusion d'images pédopornographiques", sort de son silence. L'ex-champion des 12 Coups de midi a adressé depuis la prison où il est détenu une lettre à la chaîne C8. Selon lui, son histoire aurait été évoquée sans objectivité à l'antenne, "au mépris de la présomption d'innocence".

Détenu à la prison de Bourg-en-Bresse depuis avril 2020, Christian Quesada purge une peine de prison pour "corruption de mineurs" et "détention d'images pédopornographiques". Pour la première fois depuis son incarcération, celui qui est régulièrement la cible d'insultes de la part de ses codétenus est sorti de sa réserve en envoyant un courrier à l'équipe de Touche pas à mon poste.

Du fond de sa cellule, Christian Quesada a gardé un oeil sur la chaîne C8, qui a notamment diffusé une enquête concernant les faits qui lui sont reprochés. Et c'est dans une lettre au contenu surprenant que le détenu a souhaité exprimer tout le mal qu'il pense du traitement qui lui est réservé à l'antenne de C8.

Adressé à Guillaume Genton, producteur des deux documentaires consacrés à Christian Quesada, le courrier est chargé d'une certaine agressivité. "Pensez vous que je vais consacrer du temps à quelqu'un travaillant pour une chaîne où, depuis 15 mois, vous n'avez de cesse de manier lynchage médiatique, insultes, diffamation pure et simple, et pire, calomnie, au mépris de la plus élémentaire présomption d'innocence ?" commence par questionner celui qui avait refusé de répondre aux questions des journalistes en charge de ces reportages, avant de comparer son cas à celui de tueurs en série.

"Un procès cathodique plus virulent que pour Fourniret, Lelandais ou Abdeslam"

"Je vous rappelle que les faits pour lesquels j'ai été interpellé sont certes graves, condamnables et donc condamnés, mais cela reste des délits passibles de la correctionnelle, qui, par un aveuglement haineux, motivé par une course au buzz, se sont transformés en un procès cathodique plus virulent que pour Fourniret, Lelandais ou Abdeslam", poursuit l'homme condamné à trois ans de prison ferme avant de conclure : "Comment peut-on tolérer que sur votre plateau (...) certains de vos collègues demandent la peine de mort ou 20 ans de réclusion criminelle, sans qu'à aucun moment quelqu'un n'intervienne pour ramener à la raison ces invraisemblables divagations ?"

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