Cécile Bois : "Je traînais avec des punks, des loubards, des drogués"

Cécile Bois : "Je traînais avec des punks, des loubards, des drogués"
Cécile Bois au photocall de "Candice Renoir" lors du 57ème Festival de la télévision de Monte-Carlo, le 17 juin 2017.

Cécile Bois, une enfant pas aussi sage que son visage candide pourrait le laisser penser ? Auprès de Gala, jeudi 22 avril 2021, la comédienne s'est confiée sur ses anciennes fréquentations douteuses et sa timidité maladive.

La pétillante Cécile Bois illumine le petit écran avec des rôles de femmes indépendantes aux caractères bien affirmés. À bientôt cinquante ans, elle incarne toujours l'héroïne de France 2, Candice Renoir, une mère de famille débrouillarde et bien dans sa peau. Un personnage créé spécialement pour que les ménagères puissent aisément s'identifier à lui. Plus récemment, elle était l'avocate star du programme "Gloria" de TF1. Son apparence douce et sage cache pourtant de nombreux secrets, inavoués jusqu'alors. Joviale comme à son habitude, Cécile Bois a commencé par dévoiler ses problèmes de sociabilisation combattus durant sa jeunesse : "C'est vrai que j'ai toujours beaucoup souri et beaucoup ri. Mais c'était une arme pour me protéger. Une parade pour masquer ma timidité et éviter les échanges avec les gens. Quand j'étais gênée ou ne savais pas quoi dire, je souriais. Ma timidité m'a même empêchée d'avoir une vie sociale très développée. J'avais tendance à devenir rouge écarlate pour un rien. J'en avais honte."

"Il y avait une violence en moi qui avait besoin de s'exprimer"

Le relâchement que lui a offert son arrivée sur les planches a bouleversé son existence et "soulagé" ses parents inquiets : "Il y avait une violence en moi qui avait besoin de s'exprimer. Quand j'ai commencé à faire du théâtre, à 16 ans, c'était comme ouvrir une porte vers le monde." Réprimandée par sa famille car elle n'était pas "trop dans le rang", l'artiste a totalement changé de vie en commençant à jouer : "Je traînais avec des punks, des loubards, comme on disait à l'époque, des drogués. J'étais spectatrice de ce monde-là qui m'attirait, parce que j'y voyais l'expression d'une violence que je ressentais. Et cette fille que j'étais, on la retrouve sûrement dans le personnage de Gloria. Le théâtre m'a canalisée. La place que je cherchais, je l'ai trouvée sur scène."

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