Benjamin Castaldi raconte sa relation avec Yves Montand et Simone Signoret

Benjamin Castaldi raconte sa relation avec Yves Montand et Simone Signoret
Simone Signoret et Yves Montand en invités d'honneur du Festival international du film de Moscou, le 7 juillet 1963.

Petit-fils de Simone Signoret, Benjamin Castaldi s'est livré sur son aïeule au JT de France 3, mardi 2 février 2021. Il a aussi tenu à évoquer ses liens avec le compagnon de celle-ci, Yves Montand.

Désormais figure du petit écran, Benjamin Castaldi a passé son enfance auprès de deux monstres du cinéma français dont la portée du talent dépasse nos frontières. Le quinquagénaire s'est rappelé au bon souvenir de sa fameuse grand-mère : "Le dernier souvenir que j'ai avec elle, c'est un moment de complicité, juste après le repas, je lui lisais une dizaine de pages de son roman dont elle était très fière. J'ai jamais eu le courage de le finir, d'ailleurs." L'animateur a confié n'avoir longtemps pas été conscient de la célébrité de Simone Signoret : "C'était l'image d'une grand-mère tout ce qu'il y a de plus classique. Je découvre qui elle est, qu'elle est Signoret, quand elle meurt. Je prends la route pour aller à Auteuil, j'écoute Europe 1 et j'entends tout son parcours et je me suis dis 'merde je suis passé complètement à côté', j'ai pris dans la figure toute son incroyable carrière. Pour moi, c'était juste ma grand-mère, pas Signoret."

"Elle était la cocue la plus célèbre du monde"

Dès sa jeunesse, Benjamin Castaldi perçoit les conséquences des troubles que vivent le couple mythique et notamment les répercussions des tromperies d'Yves Montand: "Rien ne sera plus jamais pareil après Marilyn. C'était quand même la (Simone Signoret, ndlr) cocue la plus célèbre du monde, faut quand même se placer dans le contexte, on ne pouvait pas faire pire. Elle a pardonné aux yeux du monde, elle lui a peut-être pardonné à lui mais après, toute la fin de sa vie suite à ça, est rythmé par cet épisode." Il poursuit avec désolation : "Elle a décidé de ne plus tellement faire attention à ce qu'elle mangeait, de ne plus tellement faire attention à elle, d'avancer le chrono de l'âge et d'en faire un atout pour le cinéma. Quand elle fait "L'Armée des ombres", elle a cinquante ans. Vous voyez le film, elle n'en fait pas cinquante, elle en fait entre soixante et soixante-dix ans. Quand vous la voyez, vous vous dites : 'C'est pas possible !'."

Ce qui n'empêche pas le fils de Catherine Allégret et Jean-Pierre Castaldi de dévoiler toute son admiration pour le Casanova : "Avec Montand, j'ai eu une relation très forte entre 15 et 20 ans, jusqu'à ce qu'il meurt. Montand a été l'homme qui a été un peu mon modèle. Il a un parcours incroyable. C'est un immigré italien, ancien ouvrier, qui a travaillé dans le salon de coiffure de sa soeur et qui a connu la misère. C'est un showman incroyable ! Ma grand-mère était fascinée par l'homme de sa vie. Elle disait toujours que ce qu'elle faisait en tant qu'actrice était bien inférieur à ce que lui donnait sur scène." Avec les larmes aux yeux, Benjamin Castaldi partage une dernière et émouvante confession : "Un jour, il m'appelle en criant 'Descends !' et me dit 'Je suis pas ton grand-père !'. C'est un peu violent quand même. Un mois passe, il sort son livre et il me fait cette dédicace : 'À mon petit-fils d'amour mais ne le dis à personne.' Ça, c'était Montand. Voilà."

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