Benjamin Biolay regrette le manque d'ambitions culturelles du gouvernement

Benjamin Biolay regrette le manque d'ambitions culturelles du gouvernement
Benjamin Biolay au 72ème Festival international de Cannes, le 29 mai 2019.

Connu pour ses propos sans langue de bois, le chanteur pop a critiqué les faibles ambitions du gouvernement concernant sa politique culturelle.

À l'occasion d'une interview donnée au magazine Télérama le 8 juin 2020, le chanteur a donné un avis sans concession sur les politiques culturelles menées par les gouvernements français successifs : "La tradition d'alpaguer le ministre de la Culture est une connerie : il n'a aucun pouvoir. (...) La culture n'est jamais abordée d'un point de vue économique. Pourquoi ? Parce que le gouvernement s'en fout."

Un soutien de plus en plus discret

Toujours très engagé à gauche, Benjamin Biolay s'était exprimé en faveur du candidat François Hollande lors de l'élection présidentielle en 2012. Une démarche qu'il n'est visiblement pas près de répéter : "Aux États-Unis, quasiment tous les artistes sont contre Trump, et ça change quoi ? Ce serait même contre-productif, nourrissant l'idée que les anti-Trump sont tous des nantis, des privilégiés." C'est donc à travers ses chansons que Benjamin Biolay continuera désormais de faire passer ses messages. Son nouvel album, "Grand Prix", sortira le 26 juin.

Une colère nourrie de regrets, d'autant que ce manque de volonté n'a rien d'une évidence, la culture étant un secteur lucratif : "La thématique culturelle n'est pas populaire. L'économie de la culture a pourtant été créée de toutes pièces par Jack Lang en 1981. La politique culturelle mise en place a permis des succès mondiaux. Grâce à elle, des artistes comme Daft Punk ou Manu Chao, avec leurs contrats décentralisés, ont rapporté un paquet de devises." Des ambitions et des réussites qui ne sont visiblement plus d'actualité.

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