Antoine Griezmann : seul footballeur à avoir accepté de parler d'homophobie

Antoine Griezmann : seul footballeur à avoir accepté de parler d'homophobie
Antoine Griezmann lors du match de ligue des nations opposant la France à l'Allemagne au stade de France à Saint-Denis, le 16 octobre 2018.

Marine de Guilhermier

Relancée en novembre 2018, la version papier de Têtu frappe un grand coup avec son nouveau numéro. Le magazine LGBTQ+ s'est en effet offert le champion du monde Antoine Griezmann en Une de son titre en kiosque depuis le 22 mai 2019 dans lequel il évoque l'homophobie dans le football. Un geste fort qu'il a accepté tout de suite, contrairement à certains de ses coéquipiers.

"L'homophobie dans le foot, ça suffit." C'est cette citation d'Antoine Griezmann qui trône en dessous du portrait du footballeur de 28 ans sur la couverture du magazine Têtu. Une phrase forte prononcée par le jeune homme au cours de l'interview réalisée par Alessandra Sublet pour le dernier numéro du trimestriel centré sur l'actualité LGBTQ+. En préambule de cette dernière, l'animatrice n'a pas hésité à révéler que d'autres footballeurs avaient été contactés pour participer à ce numéro, sans succès.

"Il a accepté tout de suite"

"Têtu a sollicité plusieurs joueurs de l'équipe de France pour s'engager contre l'homophobie", écrit celle qui connaît bien Antoine Griezmann pour lui avoir consacré plusieurs reportages. Et de poursuivre : "Entre les fins de non-recevoir et les réponses gênées, Antoine Griezmann est le seul à avoir répondu immédiatement présent."

Le papa de Mia et Amaro n'a, en effet, pas hésité une seule seconde avant d'accepter à s'engager contre ce mal qui ronge malheureusement encore le milieu du sport, et notamment du foot. Sur Twitter, le directeur de la rédaction de Têtu, Romain Burrel, a assuré : "On est fier.e.s de cette couv, de cette prise de parole, de cette conversation qu'on veut faire naître dans le football. Antoine Griezmann est un modèle pour des tas de jeunes. Il a accepté tout de suite de parler à Têtu. Merci à lui."

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