Anne Sinclair : "Je crois être femme et féministe à ma façon"

Anne Sinclair : "Je crois être femme et féministe à ma façon"
Anne Sinclair au 37e Salon du Livre à la Porte de Versailles à Paris, le 25 mars 2017.

Alors qu'elle était invitée le 8 mars 2020, sur le plateau de 20h30 le dimanche sur France 2, Anne Sinclair a donné son point de vue sur la libération de la parole des femmes concernant les violences sexuelles.

Ce dimanche 8 mars avait lieu la Journée internationale des droits des femmes. Et à l'heure où la parole commence à se libérer à propos des violences sexuelles, notamment dans les mondes du sport et du cinéma (à l'instar des témoignages de Sarah Abitbol et d'Adèle Haenel), Anne Sinclair s'est exprimée sur le sujet face à Laurent Delahousse dans 20h30 le dimanche.

Des crimes qui ne doivent pas être jugés "dans la rue"

"Je suis totalement solidaire de toutes les femmes qui, grâce à leur courage, ont parlé, ont dit les choses, ont voulu s'exprimer et faire en sorte qu'après #MeToo, ce ne soit plus jamais comme avant", a indiqué l'ex-épouse de Dominique Strauss-Kahn, venue faire la promotion de son livre "La rafle des notables" (éditions Grasset). "Je suis entièrement solidaire, je crois être femme et féministe à ma façon", a-t-elle ajouté.

En revanche, l'ancienne présentatrice de 7 sur 7 "n'aime pas le lynchage", "n'aime pas les meutes" et fustige le "tribunal populaire". En effet, pour elle, les crimes sexuels doivent être jugés "au tribunal, pas dans la rue". "Si on décide que la haine, la violence, l'anathème est plus important que tout, alors toutes les dérives sont possibles, y compris dans une société vers la non-démocratie", a conclu la femme d'affaires, pour qui la présomption d'innocence est "une des richesses de la démocratie".

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