Alain Finkielkraut créé la polémique avec des propos sur le viol

Alain Finkielkraut créé la polémique avec des propos sur le viol
Alain Finkielkraut à l'avant-première du film "Tanguy le Retour" à Paris, le 9 avril 2019.

Invité dans La Grande Confrontation sur LCI, mercredi 13 novembre 2019, Alain Finkielkraut a tenu des propos chocs sur le viol face à la militante féministe, Caroline de Haas.

"Toutes les opinions sont-elles bonnes à dires ?" Tel était le thème du débat de La Grande Confrontation, l'émission animée par David Pujadas sur LCI, ce mercredi 13 novembre. Caroline de Haas, militante féministe du collectif "Nous Toutes" était confrontée à l'écrivain Alain Finkielkraut. Et autant dire que ce dernier n'a pas été tendre puisqu'il a tenu des propos choquants sur le viol.

"Violez les femmes"

"Il y a toujours le viol, essayez de comprendre ce que je dis quand même. On parlait autrefois de viol et on dénonçait le passage à l'acte, la pénétration forcée. Aujourd'hui il y a la culture du viol. Cela englobe les blagues salaces, les dragueurs lourds, les attouchements et jusqu'à la galanterie", a lâché l'auteur. Et de poursuivre : "Il y aurait en France de nombreux violeurs en puissance." Des propos qui ont scandalisé la douzaine d'invités sur le plateau, mais qui n'ont pas empêché ce dernier de poursuivre sur sa lancée.

En effet, suite à l'évocation de Roman Polanski, Alain Finkielkraut n'a pas hésité à couper la parole de son opposante. "Quand on dit qu'une fille de 13 ans violée par un réalisateur, en l'occurrence Polanski 'ce n'était pas vraiment un viol'" Et Caroline de Haas de renchérir : "Quand vous dites ça monsieur Finkielkraut, le message que vous envoyez à toutes les petites filles qui ont été violées dans ce pays, c'est le message que ce n'est pas grave." Une réflexion face à laquelle l'écrivain a rétorqué : "Violez, violez, violez ! Je dis aux hommes : violez les femmes. D'ailleurs je viole la mienne tous les soirs et elle en a marre." Des mots scandaleux qui ont poussé David Pujadas a préciser qu'il s'agissait de "second degré".

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