Affaire Elisa Pilarski : Brigitte Bardot veut sauver le chien Curtis

Affaire Elisa Pilarski : Brigitte Bardot veut sauver le chien Curtis
Brigitte Bardot fête les 20 ans de sa fondation et ses 72 ans lors d'une conférence au théâtre Marigny à Paris, le 28 septembre 2006.

Le 16 novembre 2020, soit un an jour pour jour après le décès par morsures d'Elisa Pilarski, jeune femme de 29 ans enceinte, dans la forêt de Retz dans l'Aisne, Brigitte Bardot a écrit une lettre ouverte au garde des sceaux pour sauver Curtis, le chien du compagnon de la victime.

Selon l'autopsie, Elisa Pilarski est décédée en raison d'une "hémorragie consécutive à plusieurs morsures". Ces dernières auraient été exclusivement données par Curtis, l'American Pitbull Terrier que promenait la future maman, et non par les chiens de chasse à courre présents dans les parages le jour du drame, d'après les expertises et tests ADN. Mais selon Brigitte Bardot, qui a adressé une lettre ouverte à Éric Dupond-Moretti, "il y a encore bien trop de zones d'ombre sur lesquelles il faut faire la lumière" dans cette affaire.

"La peine de mort a été abolie en France"

"Curtis est aujourd'hui le coupable idéal, mais nous savons tous qu'une meute livrée à elle-même (...) représente un danger réel, si les chasseurs étaient moins malhonnêtes ils le reconnaîtraient eux-mêmes", a écrit celle qui pousse régulièrement des coups de gueule contre la chasse. Et d'interpeller directement le garde des sceaux et compagnon d'Isabelle Boulay : "Je connais votre passion et votre militantisme pour la chasse, la corrida et autres pratiques que je dénonce, je fais appel non pas à l'homme mais au ministre. Nous avons besoin de connaître la vérité."

Selon la militante, "la peine de mort a été abolie en France" et ne doit donc pas "être prononcée à l'encontre de Curtis", dont elle doute de la culpabilité. "Il serait doublement criminel d'accuser et de condamner à mort un innocent", a conclu Brigitte Bardot dans sa missive.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.