Affaire Adèle Haenel : Christophe Ruggia répond aux accusations de l'actrice

Affaire Adèle Haenel : Christophe Ruggia répond aux accusations de l'actrice
Adèle Haenel à l'avant-première du film "Portrait de la jeune fille en feu" au cinéma UGC Les Halles à Paris, le 16 septembre 2019.

Accusé par Adèle Haenel de "harcèlement sexuel" et "d'attouchements", le réalisateur s'est défendu dans une "contre-enquête" à paraître le 19 décembre 2019 dans Marianne, estimant avoir affaire à une histoire de vengeance.

Le 3 novembre dernier, dans une longue enquête de Mediapart, Adèle Haenel accusait Christophe Ruggia, le réalisateur qui l'a révélée dans "Les Diables", de harcèlement et d'attouchements sexuels alors qu'elle était mineure. Après l'ouverture d'une enquête par le parquet de Paris, la comédienne doublement césarisée s'était finalement décidée fin novembre à porter plainte. De son côté, Christophe Ruggia a nié ces accusations et estime avoir "commis l'erreur de jouer les pygmalions".

"Elle misait tout sur mon futur film"

Ce jeudi 19 décembre, dans Marianne, le cinéaste de 54 ans a raconté sa version des faits. "Après ce premier film ("Les Diables"), où Adèle était éblouissante, je lui avais promis d'écrire à nouveau pour elle. J'ai donc rédigé un scénario avec un rôle pour elle et un pour Vincent Rottiers, mais mon producteur ne voulait pas en entendre parler", a-t-il indiqué. La suite sous-entend que l'actrice a voulu se venger à cause de ce refus : "Elle misait tout sur mon futur film. Le lendemain, je recevais une lettre d'une violence inouïe où elle racontait qu'elle stoppait le cinéma parce que je l'avais trahie et manipulée."

Dans cette contre-enquête, Marianne critique plusieurs aspects de l'article de Mediapart. Christophe Ruggia, quant à lui, y réfute certains points précis évoqués par Adèle Haenel ou d'autres témoins.

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