3 maires qui ont fait face à la justice

3 maires qui ont fait face à la justice
Patrick Balkany à l'Assemblée Nationale à Paris, le 20 octobre 2015.

Les 15 et 22 mars 2020, les Français résidant dans l'une des 34 970 communes du pays voteront pour les élections municipales. L'occasion de laisser, ou non, les maires à leur poste actuel. Des élus qui, pour certains, ont ou font encore face à la justice. Zoom sur 3 personnalités politiques qui ont fait parler d'eux.

Selon les estimations de l'Observatoire Smacl des risques de la vie territoriale, 827 maires (ou anciens maires) ont fait l'objet de poursuites entre 2014 et 2020, et 340 d'entre eux ont finalement étés condamnés.

Patrick Balkany : le verdict est tombé

Entre 1983 et 1995 puis entre 2001 et 2019, Patrick Balkany s'est illustré à la tête de la mairie de Levallois-Perret. Mais à plusieurs reprises, l'homme politique a été impliqué dans des affaires judiciaires. Ce fut notamment le cas au début des années 2000 lors de sa mise en examen pour complicité de trafic d'influence dans l'affaire des HLM des Hauts-de-Seine. Relaxé, il se retrouve une nouvelle fois en examen pour fraude fiscale en 2013, en 2014 et en 2016 avant d'être reconnu coupable, tout comme sa femme Isabelle, en septembre 2019. Le 4 mars 2020, le couple a été condamné en appel : quatre ans de prison, dont un avec sursis, pour Patrick Balkany (une peine cependant aménagée en raison de sa santé) et trois ans de prison pour sa compagne. Dix ans d'inéligibilité ont été requis pour les deux.

Alain Carignon : retour aux élections après la case prison

Ex-ministre délégué à l'Environnement puis ancien ministre de la Communication sous la présidence de François Mitterrand, Alain Carignon fut également maire de Grenoble de 1983 à 1995. Une fin de mandat de ministre et de maire entachée par l'affaire Dauphiné News au terme de laquelle il se voit condamné en juillet 1996 à cinq ans ans de prison (dont un an avec sursis), cinq ans ans d'inéligibilité, et 400 000 francs d'amende. Motifs : corruption, abus de biens sociaux et subornation de témoins. Trois ans plus tard, il est condamné une nouvelle fois, dans le cadre de l'affaire Grenoble Isère développement, pour abus de biens sociaux et usage de faux. Il revient toutefois en politique en 2002... Et compte bien retrouver son siège à la mairie de Grenoble. Le 6 septembre 2019, Alain Carignon annonce, en effet, sa candidature. Ses 29 mois de détention font de lui le recordman en la matière parmi les hommes politiques.

André Santini : Issy-les-Moulineaux dans la peau

Secrétaire d'État à la Fonction publique sous Nicolas Sarkozy entre 2007 et 2009, vice-Président de l'Assemblée nationale, dix ans plus tôt, ou encore ministre délégué à la Communication à la fin des années 1980... Le parcours d'André Santini est long, prestigieux, mais aussi ponctué de passages devant la justice. Celui qui est à la tête de la mairie d'Issy-les-Moulineaux, depuis pas moins de 40 ans (élu le 3 février 1980), a été condamné à deux reprises pour "injure publique" en 2012 puis en 2015. Pas de quoi l'empêcher de se représenter en 2020 pour un 8e mandat !

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