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Pourquoi la reconversion dans le porno d'Amandine Pellissard dérange tant

Pourquoi l'affaire Amandine Pelissard dérange autant © Bestimage

Amandine et Alexandre Pellissard sont connus pour leur participation pendant cinq saisons à l'émission Familles nombreuses : la vie en XXL, qui a fait la joie des spectateurs de TF1. Mais c'est aujourd'hui pour un nouveau fait d'armes que le couple fait parler de lui : sa reconversion en stars du porno.

Plus précisément, Amandine, 36 ans, et Alexandre Pellissard, 42 ans, monétisent désormais des photos et vidéos X via différentes plateformes privées et payantes pour adultes - qui exigent un abonnement. Du contenu qui répondrait aux demandes personnalisées des abonnés desdites plateformes,

Cette reconversion a beaucoup fait réagir, notamment depuis la diffusion très relayée (près de 2 millions de vues sur YouTube) Dans cette vidéo très commentée, on apprend que ce contenu pour adultes est directement produit au sein du domicile familial, dans des pièces comme le salon de la maison. Sur les réseaux sociaux et dans les médias, ces révélations ont choqué. Mais pourquoi ?

"C'est malsain"

Les principales raisons semblent limpides. Elles sont minutieusement relatées par Nikita Bellucci. La star du porno et militante contre le cyberharcèlement s'est exprimée auprès du média Period, expliquant son malaise à l'idée que photos et vidéos intimes soient directement tournées dans le domicile familial. Et ce alors que la famille Pellissard se compose de pas moins de huit enfants.

Un choix discutable selon l'actrice : "En tant que maman qui travaille dans l'industrie pornographique, ce qui peut me déranger, c'est qu'on tourne des vidéos pendant que les enfants dorment. Ce ne sont pas des choses qui peuvent être possibles. De cacher des 'ustensiles' sous le canapé où les enfant sont assis, c'est malsain".

Par "ustensiles", il faut comprendre "sextoys" et autres accessoires destinés à des mises en scène à caractère sexuel. "Quand tu es parent, tu dois être alerte, tu dois faire attention, ne pas travailler en la présence de tes enfants, et fermer sous clef ces accessoires. L'intimité des enfants on y touche pas, et ca concerne aussi leur espace de vie", souligne l'actrice X. Et elle n'est pas la seule à afficher cette opinion.

"Ils devraient faire ça dans un lieu loin du domicile familiale. Pour bien séparer les deux univers", "Il faut faire ça dans une pièce dédiée en dehors du cadre familial", "Ils sont inconscients", ont ainsi réagi les internautes .

"Il ne faut pas diaboliser ce qui n'a rien de diabolique"

Cependant, l'affaire Pellissard implique également un autre problème, car le couple a été victime d'une vague de cyberharcèlement virulent sur les réseaux sociaux depuis l'annonce de cette reconversion.

Cela renvoie au harcèlement dont sont souvent victimes ceux, et surtout celles, qui se lancent dans le contenu pour adultes. Un domaine qui reste tabou et synonyme de messages culpabilisateurs et insultants pour les femmes, victimes de "slut shaming". "Ce qui me choque, c'est toute la violence qu'ils subissent. En tant qu'adulte, on est censé avoir un peu de maturité. Le Code Pénal ne dit pas : 'vous ne pouvez harceler personne, sauf les travailleuses du sexe'. Non, la loi contre le harcèlement concerne tout le monde !", s'est exprimée Nikita Bellucci à ce sujet.

Entre les lignes, c'est a fortiori un autre tabou que cette affaire cristallise, vecteur lui aussi de réactions bien réacs : celui de la sexualité libre et consentie quand elle concerne des parents, et surtout les mères de famille. Des images qui engendrent encore des discours sexistes, suggérant que les mères n'ont pas droit à la sexualité. Et surtout, n'auraient pas le droit de l'afficher de manière décomplexée, et d'en être fière.

Parmi les internautes, certaines s'expriment ainsi pour pointer une forme d'hypocrisie dont sont victimes les deux parents Pellissard : "Venez pas me dire qu'en tant que parent vous n'avez jamais fait l'amour sur le canapé du salon ou dans la salle de bains ?".

"On est des parents, et avant ça, on est un couple. On est très libre sur la sexualité. On m'a déjà dit : t'as pas honte de faire ces choses sur ton canapé ? Bah non. On me dit : tu penses à tes enfants ? Et bien, ils sont très heureux mes enfants", Pour la mère de famille, non, le sexe n'est pas "sale". Et d'ajouter : "On a demandé la permission à notre fils aîné, qui nous a dit qu'il n'y avait pas de mal. Il ne faut pas diaboliser ce qui n'a rien de diabolique. Le sexe, ca rend heureux".

Une "affaire" qui en dit long sur un certain sexisme, donc.

publié le 10 février, Clément Arbrun, Terrafemina

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