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"On se demande s'ils vont en souffrir" : Comment Nikos Aliagas et les coachs de "The Voice Kids" réconfortent les recalés

Bande annonce de la neuvième saison de The Voice Kids sur TF1 © TF1

Plus les semaines avancent, plus les places sont chères. Tandis que les équipes de Slimane, Nolwenn Leroy, Kendji Girac et Patrick Fiori affichent quasiment complet, TF1 dévoilera ce mardi le quatrième épisode de "The Voice Kids". Pour la neuvième saison du concours de chant pour enfants, les équipes de l'émission sont rôdées pour faire face à l'émotion des enfants lorsqu'aucun fauteuil rouge ne se retourne. "Il y a tout un accompagnement qui est fait pour les enfants et pour les parents. Parce que ce n'est pas simple", confirme Pascal Guix, le producteur du programme pour ITV Studios France

"Il y a une approche qui est psychologique"

Les jeunes chanteurs qui foulent la scène de l'émission sont encadrés par des psychologues qui garantissent que leur passage ne soit pas traumatisant. Du côté des coachs, comme de l'accompagnement en coulisses par Nikos Aliagas, on s'adapte aussi. "On essaye de rendre l'expérience agréable même quand c'est un non", a dévoilé Slimane, nouveau venu parmi les coachs, lors de la conférence de présentation du programme le 12 juin 2023."C'est comme quand on emmène un enfant jouer à un escape game, si tu perds, tu t'en fiches. T'as joué, t'as eu une bonne expérience. Là, en fait je crois qu'on a essayé de rendre l'expérience la plus jolie possible, même quand c'était un non. Donc il y avait peut-être moins cette sensation de rater quelque chose mais plutôt d'avoir vécu une expérience." Une expérience qui commence selon lui dès les premiers castings, non diffusés à la télévision.

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Présent depuis huit saisons parmi les coachs de "The Voice Kids", Patrick Fiori confie être toujours aussi touché lorsque ni lui, ni ses camarades, ne sélectionnent un candidat : "À chaque fois, je suis meurtri." Au-delà de son émotion, il estime que l'expérience est vécue de la même manière que pour les adultes "à partir du moment où on explique les choses"."On dit oui à un enfant, pourquoi on dit non à un enfant et on lui dit pourquoi", insiste celui qui a déjà permis à quatre jeunes chanteurs de remporter le trophée. Il concède à adapter son comportement à la jeunesse des chanteurs face à lui. "Il faut essayer d'avoir le comportement adapté pour trouver les mots, se mettre à leur hauteur. On ne va pas se jeter sur les petits, on ne les touche pas tout de suite. Il y a vraiment un espace temps, un respect, une approche qui est psychologique."

Faire appel à son expérience de parent

Pour Nikos Aliagas aussi, gérer l'émotion des enfants de retour auprès de leurs parents en coulisses est parfois un jeu d'équilibriste. Mais comme les coachs, l'animateur de la "Star Academy" peut compter sur son expérience de papa. "Nos propres enfants rentrent de l'école, parfois avec de mauvaises notes, ils ont perdu au match de foot... Donc il faut apprendre de ces échecs mais c'est difficile parce que ça reste un programme télé donc on se pose la question de savoir s'ils vont en pâtir, souffrir. On en parle à chaque fois."

"Comme on est tous papa ou maman, on a cette capacité à se dire que c'est presque nos enfants", confirme Patrick Fiori. "Donc on fait attention à tout ce qu'on dit, tout ce qu'on fait." Être recalé n'est pas non plus synonyme d'échec dans le futur comme en témoigne le parcours de Slimane. "Un 'non' n'est pas un frein pour la suite, ce n'est pas négatif, au contraire c'est donner une béquille à l'enfant pour qu'il avance encore mieux", explique celui qui a passé de nombreux castings avant d'être sélectionné puis de remporter la saison 5 de "The Voice". "Je trouve que c'est un cadeau quand je dis non à ma fille, quand j'arrive à lui dire non", avance encore le chanteur. Il met un point d'honneur à offrir des "non" sincères dans le programme, accompagnés d'explications.

Mais pour atténuer la peine que peut générer la sensation d'échec face aux quatre dossiers des fauteuils du show, les coachs ont plus d'un tour dans leur sac. "Quand tu perds, tu n'es pas puni", rassure Nikos Aliagas. "En plus ils chantent en général ceux que vous ne pouvez pas prendre, ils se lèvent ils font un truc. Il y a toujours un souvenir personnel." Autant d'éléments qui rendent l'échec plus facile à avaler et qui gravent l'expérience dans la tête des participants.

publié le 25 juillet, Maxime Fettweis, Puremédias

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