Prada : accusée de racisme, la marque retire des porte-clés polémiques

Prada : accusée de racisme, la marque retire des porte-clés polémiques
La boutique Prada sur la Cinquième Avenue, à New York.

Marine Cournede

Sombre histoire chez Prada. L'enseigne de luxe italienne a sorti une collection de porte-clés représentant des visages noirs aux lèvres épaisses et aux yeux écarquillés, rappelant les caricatures du blackface.

La polémique du blackface, cette pratique théâtrale du XIXe siècle aux États-Unis où des blancs se déguisaient en noirs pour s'en moquer, frappe cette fois dans la maison Prada. En cause ? Des porte-clés jugés racistes.

C'est l'avocate américaine Chinyere Ezie qui, en tombant sur la vitrine d'une boutique Prada à Soho, a publié un message sur Facebook appelant à boycotter la marque. Alors qu'elle revenait sur New York après une exposition sur le blackface au Musée national d'histoire et de culture afro-américaine de Washington, elle n'a pas pu cacher sa stupeur d'être "confrontée aux mêmes images racistes et dénigrantes", comme elle l'explique dans son post.

"Prada n'a jamais eu l'intention d'offenser qui que ce soit"

Le groupe Prada a rapidement réagi à cette publication, partagée plus de 10 000 fois, et a annoncé le 14 décembre 2018 que les marchandises symbolisant le "blackface" seraient retirées. "Le groupe Prada a horreur des images racistes", a déclaré l'enseigne sur Twitter avant d'ajouter : "Prada n'a jamais eu l'intention d'offenser qui que ce soit et nous abhorrons toutes les formes de racisme et d'images racistes."

Le groupe a également annoncé qu'il allait se doter d'un "conseil" sur la diversité et le racisme pour "pour guider (ses) efforts en matière de diversité, d'inclusion et de culture".

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