Pourquoi serait-il mieux d'opter pour une mode made in France ?

Pourquoi serait-il mieux d'opter pour une mode made in France ?
Acheter des vêtements fabriqués en France réduirait de moitié l'empreinte carbone du textile.

Le made in France a le vent en poupe ces derniers temps, et ce, dans de nombreux domaines. En ce qui concerne la sphère mode, cette fabrication locale pourrait avoir des avantages écologiques considérables... et pas que !

L'industrie de la mode est considérée comme l'une des plus polluantes au monde. Et il semblerait que fabriquer en France réduirait de moitié l'empreinte carbone du textile. C'est en tout cas ce que révèle l'étude "Empreinte carbone du textile en France" réalisée par L'Union des Industries Textiles (UIT) en collaboration avec le cabinet d'études environnementales et des solutions durables Cycleco. Elle met en exergue l'empreinte carbone de 17 pièces de textiles d'habillement et de ligne de maison selon qu'elles aient été fabriquées à l'étranger ou en France. Et les résultats sont sans appel : un kilo de textile importé générerait 54 kg de CO2 contre 27,7 kg pour la même quantité produite en France.

La solution ? La relocalisation.

Cette étude souligne qu'un Français consomme en moyenne 8 kg de textiles (vêtements et linges de maison confondus) par an, dont 95,7 % sont confectionnés à l'étranger. Ces pratiques sont la conséquence directe de notre empreinte carbone qui pourrait donc être divisée par deux si l'on achetait en Hexagone au lieu de céder au Made in China. La solution étant donc de relocaliser. Ainsi, le Comité Stratégique de Filière (CSF) Mode et Luxe donne "un objectif de relocalisation de 25%" du secteur, dans le but de diminuer l'empreinte carbone de la France de 3,5 millions de tonnes. Une diminution à laquelle pourrait participer l'éco-conception et le recyclage à hauteur de 13,5%.

D'autre part, l'étude de l'UIT propose des solutions concrètes pour réduire ce phénomène comme la création d'une étiquette de traçabilité ainsi qu'un baromètre carbone annuel afin de pouvoir suivre précisément l'empreinte carbone de la filière.

Rappelons enfin que cette consommation française à base d'un produit par an et par personne créerait déjà 4 400 emplois selon l'étude. Des enjeux écologiques donc, mais économiques également !

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