#PayYourWorkers : la campagne militante pour les oubliés de l'industrie textile

#PayYourWorkers : la campagne militante pour les oubliés de l'industrie textile
La campagne #PayYourWorkers vise l'industrie de l'habillement et du textile et milite pour les droits des travailleurs sous voire impayés depuis le début de la pandémie.

Nombreux sont les secteurs industriels touchés par la pandémie mondiale qui sévit depuis plus d'un an maintenant. La campagne #PayYourWorkers, elle, vise celui de l'habillement et du textile en militant pour les travailleurs de première ligne très souvent oubliés. Zoom.

Depuis le début de la pandémie de la Covid-19, ce n'est pas moins de 10% du personnel des usines textiles mondiales qui a perdu son emploi. C'est en tout cas ce que révèle un rapport publié sur le site du Collectif Éthique sur l'Étiquette - membre français de Clean Clothes Campaign (CCC), alliance mondiale de syndicats du travail dans l'industrie du textile, le 15 mars 2021. En effet, des millions de travailleurs de l'industrie du textile sont victimes de la crise qui frappe ce secteur. Ainsi, ils voient leur salaire - déjà infimes - baisser, ils perdent leur emploi et ils subissent même des licenciements sans indemnisation. D'ailleurs, le rapport "Un(der)paid in the pandémin" réalisé par la CCC, datant d'août 2020, montre que "pour les seuls 3 premiers mois de la pandémie, ce sont entre 2,7 et 4,9 milliards d'euros de salaires impayés qui sont dus". Face à ces injustices est née la campagne internationale pour venir en aide à ces salariés oubliés connue sous le nom de #PayYourWorkers, autrement dit "payer vos travailleurs".

"Les ouvrier-e-s ne doivent pas payer pour la pandémie"

À travers cette campagne, la CCC somme donc les marques "d'assumer leurs responsabilités" envers les ouvriers qui "ne doivent pas payer pour la pandémie", eux qui "gagnent des salaires de misère" depuis toujours et qui n'ont, de ce fait, "aucune épargne pour survivre à une crise". Dans un texte envoyé "à Amazon, Nike, Next" mais aussi à "toutes les enseignes et marques d'habillement alors que leurs bénéfices reviennent", l'organisation leur demande de : "verser l'intégralité des salaires aux travailleurs tout en s'assurant que leurs fournisseurs le versent effectivement" ; "de négocier et signer un fonds de garantie pour les indemnités de licenciement" et "de protéger leur droit à la négociation collective et à la liberté syndicale".

Par ailleurs, selon l'association, il semblerait que pour "seulement dix centimes de plus par t-shirt, des entreprises comme Amazon, Nike et Next peuvent s'assurer que les travailleurs survivent à la pandémie". Un petit effort pour elles, un grand réconfort pour ces ouvriers. D'ailleurs, une pétition pour soutenir ces demandes a été mise en place à l'occasion de la semaine d'action internationale qui se déroule du 15 au 22 mars.

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