Les marques de mode s'opposent à la reconnaissance faciale

Les marques de mode s'opposent à la reconnaissance faciale
L'industrie de la mode est opposée à la reconnaissance faciale.

La reconnaissance faciale est devenue un enjeu sociétal de plus en plus controversé. Pour dénoncer les limites de cette prouesse technologique, l'industrie de la mode a lancé une véritable révolution.

La reconnaissance faciale a véritablement envahi notre quotidien. Très prisée par certaines qui y voient un moyen idéal de simplifier leur quotidien, d'autres, au contraire, s'inquiètent des dérives qu'elle peut engendrer. Régulée et encadrée en Europe par le Règlement général pour la protection des données, dans l'industrie de la mode, nombreuses sont les enseignes à s'y opposer.

Une technologie qui dérange

Dans le secteur du textile, c'est avec Adam Harvey que cette révolution contre la reconnaissance faciale a débuté. En 2017, ce dernier, artiste et chercheur dans les domaines de la surveillance, de la vie privée et des datas, a réalisé en collaboration avec le studio Hyphen-Labs un sweat-shirt jusqu'alors jamais commercialisé : le projet HyperFace. Ce pull possède un motif à pixels de "faux visages" et empêche la technologie de détecter le visage de celle qui le porte.

Dès lors, ce projet a donner lieu à un véritable mouvement. Pour preuve, le designer chinois Xander Zhou a récemment présenté sur les podiums de la Fashion Week de Londres son show automne-hiver 2020 : Homo Multiversalis. Une collection pour laquelle le créateur a réalisé des portraits d'humains inexistants pixelisés afin d'évoquer la reconnaissance faciale. Une initiative engagée - parmi tant d'autres - qui nourrit la lutte contre la reconnaissance faciale.

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