Les dessous du luxe dénoncés dans Cash Investigation

Les dessous du luxe dénoncés dans Cash Investigation
Séduisant en vitrine, le secteur du luxe possède des coulisses d'une tout autre réalité.

Si le secteur du luxe affiche une façade reluisante, les dessous de cet univers sont beaucoup plus opaques. Souffrances animales, conditions de travail précaires, montages fiscaux... voilà ce que révèle la dernière enquête de Cash Investigation menée par Zoé de Bussière et diffusée le 9 octobre 2018 sur France 2.

Les conditions déplorables dans les tanneries

Alors que la maroquinerie représente jusqu'à 70% du chiffre d'affaire pour certaines marques de luxe, la réalité des grandes tanneries de Toscane, où se fournissent la quasi-totalité des grandes marques, est moins luxueuse. Premiers constats ? Le recours important aux travailleurs étrangers en intérim, majoritairement sénégalais, des antécédents d'accidents de travail (un ouvrier est mort en 2004 après inhalation de produits toxiques) et des conditions exécrables. Les ouvriers portent des centaines de peaux, pesant entre quinze et trente kilos chacune, dans un bâtiment où la température peut atteindre 45 degrés.

Les dessous peu glamour de la fourrure en Chine

Premier producteur mondial de fourrure, la Chine tue chaque année 70 millions d'animaux pour leur peau. Cependant, il n'existe aucun cadre légal dans ce pays permettant de réglementer les conditions d'élevage et d'abattage des animaux, soulevant la problématique de la maltraitance animale.

Une mystérieuse stratégie fiscale en Suisse

L'enquête de Cash investigation, menée en collaboration avec Mediapart et le consortium international de journalistes EIC, révèle également un transfert frauduleux des bénéfices de l'Italie vers la Suisse. Ainsi, certaines maisons italiennes bénéficieraient d'un taux d'imposition de seulement 8%, contre 25% à Milan.

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