Le message désespéré d'une mannequin sur les dangers du monde de la mode

Le message désespéré d'une mannequin sur les dangers du monde de la mode
L'appel à l'aide d'une célèbre mannequin.

"Si je me suicide, je le fais à cause de vous". Tel est en substance le cri d'alerte émis par la mannequin australienne Ajak Deng dans une vidéo publiée en story de son compte Instagram. Un message qui secoue les réseaux sociaux, ravivant une énième fois la question du statut et des conditions de travail des mannequins au coeur de la fashion sphère.

C'est un cri d'alarme de plus qui vient secouer le monde de la mode. Du haut de ses 29 ans, la mannequin Ajak Deng, qui défile depuis pas moins de 10 ans pour des maisons incontournables telles que Vivienne Westwood, Lanvin ou encore Dior, ne semble pas aussi heureuse qu'on pourrait l'imaginer. Le mercredi 1er mai 2019, elle a publié une vidéo d'elle, en pleurs, afin de dénoncer les dangers que la profession inflige sur la santé mentale de ses mannequins.

"C'est la vie que tout le monde veut, non ? Vous voulez être un put*** de mannequin, pas vrai ? Un mannequin qui réussit. Mais vous ignorez à quel point on est seule une fois au sommet. Et pas seulement cela. Les gens avec qui vous travaillez n'arrêtent pas de dire que vous devez être une meilleure personne, que vous êtes horrible. Constamment. Tous les jours. Je suis à bout. Je n'en peux plus. Si je me suicide, sachez que je le fais à cause de vous. Je n'en peux plus, je n'y arrive pas", lâche la jeune femme d'origine soudanaise.

"Ma vie est trop courte pour tout ce drame"

Un cri d'alerte qui sonne comme une redite d'un premier post datant de 2016, dans lequel la mannequin annonçait la fin de sa carrière face aux difficultés de la profession. "Je retourne en Australie pour y vivre la vie que je mérite, une vraie vie. Je ne peux plus supporter les mensonges et les faux-semblants... Ma vie est trop courte pour tout ce drame", avait-elle expliqué. Une décision qu'elle n'avait finalement pas conduit à bien face à l'important soutien qu'elle avait reçu.

Abus sexuels, discriminations, maltraitances... les dénonciations de la part des mannequins ne manquent pas ces dernières années pour mettre au jour leurs conditions de travail pénibles derrière le glamour de façade. Des messages qui peinent encore visiblement à trouver un écho dans les faits.

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