L'industrie de la mode se lance dans la fabrication de masques

L'industrie de la mode se lance dans la fabrication de masques
Quand la mode se lance dans la fabrication de masques

Face à l'ampleur de la crise sanitaire liée au coronavirus, tous les secteurs se mobilisent pour combattre ensemble le Covid-19. Et c'est en fabriquant des masques que l'industrie de la mode a choisi d'apporter sa pierre à l'édifice.

Le manque d'équipements sanitaires de protection pour lutter contre la propagation du Covid-19 affecte le monde entier. La France, comme de nombreux autres pays, n'a plus assez de masques FFP2 ni de masques chirurgicaux pour protéger les professionnels amenés à être en contact avec des patients. Un triste constat qui affole le pays d'autant plus que les fabricants de masques sont déjà au maximum de leur production.

Des productions de masques à petite et grande échelle

Dans un communiqué publié dimanche 22 mars 2020, le groupe Kering - société mère de Balenciaga, Yves Saint-Laurent ou encore Gucci - a annoncé fournir "au service de santé français trois millions de masques chirurgicaux, que le Groupe achètera et importera de Chine". D'autres protections seront également fabriquées "dans le respect des mesures de protection sanitaires les plus strictes" dans les maisons Balenciaga et Yves Saint Laurent en France. Tandis qu'en Italie, les ateliers Gucci s'apprêtent à produire "1,1 million de masques et 55 000 blouses dans les semaines à venir". D'après l'agence de presse Reuters, son concurrent LVMH a quant à lui annoncé samedi qu'"il avait trouvé un industriel chinois capable de livrer au gouvernement français 40 millions de masques".

Les grandes maisons ne sont pas les seules à agir pendant cette crise sanitaire pour faire face à la pénurie. D'autres entreprises et sites de production de textile se mobilisent et adaptent leurs chaînes de fabrication pour produire des protections, à l'image des Tissages de Charlieu, à Roanne (Loire), qui vont produire des masques lavables ou encore des Ateliers Tuffery, en Occitanie, qui annoncent vouloir proposer "des solutions alternatives pour des masques de protection simples, non normés FFP2 ou 3".

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