Jean-Charles de Castelbajac : d'où lui vient son amour des couleurs ?

Jean-Charles de Castelbajac : d'où lui vient son amour des couleurs ?
Jean-Charles de Castelbajac à la conférence de presse de lancement du Longines Paris Eiffel Jumping à Paris, le 29 mai 2018.

Cela fait deux ans que Jean-Charles de Castelbajac est aux commandes de la direction artistique du label Benetton, cette marque de prêt-à-porter aux couleurs infinies. Une passion commune entre la marque et son directeur artistique.

"Quel bonheur de réveiller cette marque visionnaire, dont la gamme de couleurs incomparable est toujours un véritable trésor". Depuis deux ans, Jean-Charles de Castelbajac a repris la tête des collections de United colors of Benetton. À 71 ans, il met un point d'honneur à redynamiser la marque. Le but ? "Toucher une clientèle qui avait déserté la marque : les fameux millennials", confie-t-il à nos confrères du Madame Figaro dans un article publié le vendredi 19 février 2021. Son souhait ? "Contaminer d'un virus pop et poétique toutes les collections". Les couleurs, il les aime : "elles procurent de l'énergie et vous transforment", explique-t-il. Mais d'où lui vient cette passion ?

Les couleurs, une obsession ?

La couleur est entrée "dans vie par le biais de mère", explique-t-il. Et de poursuivre au sujet de cette dernière lorsqu'il était en pension plus jeune : "Une femme très originale [...]. Elle m'avait envoyé une boîte en plastique bleu pour ranger mes petits trésors, et également une couverture rouge. Des couleurs qui détonnaient dans cette sombre pension où les autres élèves n'avaient que des boîtes en bois. Moi, il y avait ce bleu vibrant et ce rouge ardent qui affirmaient mon unicité et une part d'audace." Le jaune est aussi une couleur qui a bercé l'enfance du directeur artistique : "Il me fait penser à Casablanca, la ville où je suis né, cette citadelle blanche bercée de soleil."

Plus tard, c'est à travers son travail qu'il a conforté son amour pour les couleurs. Le rouge, le jaune, le vert et le bleu notamment "sont arrivés dans ma vie un jour de 1973, en visitant les cabines d'avion d'Air France [...] en vue de les réaménager". À l'époque ces couleurs "criardes" étaient réservées à la classe populaire, les premières classes n'oscillant qu'entre le "blanc cassé et la coquille d'oeuf", explique-t-il. De là, est née "son obsession" comme il la qualifie. "Celle de monter la gamme du peuple en première classe !", un peu comme il le fait aujourd'hui avec Benetton et son envie de reconquérir les millenials.

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