Épaulettes : pourquoi reviennent-elles au goût du jour ?

Épaulettes : pourquoi reviennent-elles au goût du jour ?
Céline Dion à New York, le 14 novembre 2019.

C'est bien connu, la mode est un éternel recommencement. Si beaucoup de pièces des années 1990 sont en train de refaire surface, les épaulettes, considérées comme l'une des pièces phares des années 1980, ont fait leur grand retour sur les tapis rouges.

Très larges, bouffantes, carrées, arrondies... les épaulettes se sont déclinées de bien des façons à travers les années. De la princesse Diana à Rihanna, en passant par Madonna, Joan Collins de "Dynastie", ou plus récemment Céline Dion, cette pièce audacieuse est apparue dans les années 1930 grâce à Elsa Schiaparelli et fait régulièrement surface dans les dressings féminins, toutes générations confondues.

Les épaulettes permettent à la fois de s'affirmer et également de s'exprimer en ajoutant de l'ampleur et de la fermeté à son look. Le magazine Marie Claire rappelle d'ailleurs que "cet habit de pouvoir rehaussé d'épaules larges assure la matérialité du vêtement et symbolise la force" et est "aussi appelé 'power suit' ou 'power dressing'". Un habit de pouvoir, donc, qui est un véritable "marqueur d'identité et de singularité qui suit des mouvements et des attitudes bien au-delà des genres", déclare Serge Carreira, spécialiste du luxe et de la mode et maître de conférences à Sciences-Po, dont les propos ont été repris par Marie Claire.

Un retour évident ?

Pour expliquer le retour de cette pièce audacieuse et incontournable des années 1980, Marie Claire reprend les paroles de la journaliste, productrice et animatrice du podcast "Dans le genre". Géraldine Sarriata éclaire le phénomène : "C'est assez logique de voir l'épaulette revenir aujourd'hui, dans ces temps où les femmes se réaffirment plus que jamais comme sujets et font entendre leur voix. Et si sa citation contemporaine continue de faire référence aux émancipées des années 40 ou aux power girls des années 80, elle va au-delà en la sursignifiant, comme le ferait une troisième vague féministe par rapport aux précédentes."

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