"Ceci n'est pas un consentement" : la campagne qui prône la liberté des femmes

"Ceci n'est pas un consentement" : la campagne qui prône la liberté des femmes
Cette campagne rappelle que chaque femme peut s'habiller comme elle l'entend.

L'association HandsAway, qui lutte contre les agressions sexistes et sexuelles subies notamment dans la rue et les transports en commun, a lancé une campagne pour rappeler que chaque femme peut s'habiller comme elle le souhaite.

En 2016, Laurence Rossignol, alors ministre du Droit des femmes, soulignait qu'une femme sur deux avait déjà "changé sa façon de s'habiller" pour éviter une remarque sexiste, et que 40% avaient "renoncé à fréquenter certains lieux en raison des commentaires et harcèlements qu'elles y affrontaient". Or, comme le rappelle HandsAway, ce n'est pas aux femmes de s'adapter à ces mauvais comportements. "Trop fréquemment ces femmes agressées ou harcelées sont tenues pour responsables de ce qu'il leur arrive. Le débat du style vestimentaire surgit et finit bien souvent par l'emporter, justifiant ce qui est et doit rester injustifiable", souligne-t-elle dans un communiqué.

Des clichés à partager sur la Toile

"Parce que la tenue d'une femme, quelle qu'elle soit, ne doit jamais être considérée comme un consentement", l'association qui a créé une application contre le harcèlement de rue a lancé une nouvelle campagne, le 19 février 2020, avec l'aide du photographe Shelby Duncan. Huit clichés représentant des femmes avec du rouge à lèvres, une mini-jupe, un pantalon moulant, un décolleté ou un haut transparent. Tous sont barrés de la phrase suivante : "Ceci n'est pas un consentement."

Des photographies à partager sans modération sur les réseaux sociaux avec les hashtags #HandsAway et #CeciNestPasUnConsentement, afin de revendiquer le droit, pour chaque femme, de se vêtir comme elle l'entend.

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