Quelles alternatives à la fourrure naturelle ?

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Pointée du doigt, la fourrure naturelle contribue à la maltraitance animale et à la dégradation de la planète.
Pointée du doigt, la fourrure naturelle contribue à la maltraitance animale et à la dégradation de la planète.
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© Adobe Stock, Victoria Chudinova

Décriée depuis quelques années, la vraie fourrure se passe de mode peu à peu. En cause ? La souffrance animale, en tête du peloton, mais aussi la pollution générée. Alors quelles sont les alternatives plus éthiques à la fourrure naturelle ? Réponses en quelques lignes.

La fourrure, la nouvelle bête noire de la mode

Signe de richesse il y a encore une poignée d'années, la fourrure est aujourd'hui associée à tout autre chose : la maltraitance animale. Et pour cause, réalisée à partir de peaux de visons, renards, lapins et autres ratons laveurs, sa confection est synonyme d'horreur, nécessitant l'élevage, le gazage et l'abattage de plus de 100 millions d'animaux chaque année, selon la Fondation Brigitte Bardot. Et la planète n'est pas non plus épargnée ! En effet, le procédé veut que les fourrures soient ensuite traitées avec une flopée de produits chimiques nocifs pour l'environnement. C'est pourquoi, dans un souci d'éthique, plusieurs marques se sont engagées à mettre un terme à ce fléau en signant la charte Fur Free Alliance. Parmi elles, les réputées marques de luxe Versace, Giorgio Armani ou encore Gucci ont tiré un trait sur l'usage de poils doux. Avec elles, de jeunes labels tentent d'ouvrir la voie de la mode éthique en proposant des matières alternatives et/ou durables.

La fausse fourrure élaborée avec du plastique

Mise en avant par nombre de créateurs, la fourrure synthétique séduit allègrement. Côté composition, elle réunit généralement des fibres telles que l'acrylique, le polyester ou le modacrylique, qui ne sont autre que du plastique. Et c'est là que le bât blesse. En effet, ces types de fourrure seraient néfastes pour l'environnement, étant conçus avec des produits chimiques issus de charbon, de pétrole ou encore de calcaire mais aussi pour les animaux. La raison ? Le plastique est une matière qui cause son lot de dégâts chez les bêtes sauvages puisque ces dernières l'ingère. Il est donc plus que jamais pointé du doigt en jouant un rôle dans la hausse des taux d'extinction de plusieurs espèces animales.

La fausse fourrure à partir de maïs : le Koba

Si les fourrures en plastique sont un premier pas vers des vêtements plus respectueux des animaux, les maisons de luxe n'ont visiblement pas dit leur dernier mot en matière de mode écologique. C'est le cas de la marque Stella McCartney, qui en partenariat avec l'entreprise française Ecopel, la spécialiste de la fausse fourrure, a fabriqué un manteau à partir de matières originales : 37% de résidus de maïs et de polyester recyclé à partir de bouteilles plastiques. Ce savant mélange semi-synthétique répond au doux nom de Koba, se fait une place de choix dans la nouvelle ère de la fourrure et n'a visiblement pas fini de faire parler de lui !

Fourrure conçue avec du chanvre : la Cannaba

C'est un fait, le chanvre s'invite partout que ce soit en cuisine, en cosmétique et maintenant dans l'univers de la mode. Et c'est au tour de Vanessa Bruno d'innover et de se jeter dans le grand bain de la fourrure végétale. Une fois de plus, c'est Ecopel mais aussi l'usine Peltex qui se sont associées à la marque de luxe pour concevoir une matière des plus bluffantes : la Cannaba. Une laine 100% vegan réalisée avec du chanvre, économe en eau. Son petit plus : elle serait aussi agréable et confortable que la version animale. Une chose est sûre, la fourrure vegan semble avoir de beaux jours devant elle !

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