Lingerie en ville : les bons conseils pour oser la tendance

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Le caraco ajoute aisément du style à une tenue.
Le caraco ajoute aisément du style à une tenue.
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© DR, Etam

Marine Cournede

La lingerie voit du pays ! Après avoir été cantonnée à l'intimité, elle libère sa dentelle, ses volants et son satin chatoyant sur les tenues du quotidien. Zoom sur les dessous de cette tendance.

Les dessous prennent le dessus et s'imposent comme des pièces maîtresses du style à la ville. Un renouveau mode pour la lingerie qui ne pouvait jusqu'à présent exhiber ses charmes qu'à un comité réduit. Désormais, elle veut être vue et quitte l'intimité de la chambre pour intégrer le club du prêt-à-porter. Une tendance en plein essor qui ne date pourtant pas d'hier, puisque depuis des décennies - voire des siècles -, nombreuses sont les icônes à avoir pavé la route vers une démocratisation du déshabillé.

Il n'y a qu'à évoquer Elizabeth Taylor et sa mythique combinaison teinte bouton d'or dans le classique "La chatte sur un toit brûlant" en 1958, ou Kate Moss sur le podium de Calvin Klein dans les années 1990, dont la nuisette ondulait au rythme de sa démarche féline. Mais aussi à la même époque, Courtney Love, véritable ambassadrice du grunge chic, qui encanaillait la nuisette satinée de sa crinière peroxydée et de son maquillage soutenu, flirtant avec son côté princesse trash.

Une tendance vieille de trois siècles

Mais la vraie pionnière de la lingerie "à la ville" n'est autre que l'impératrice Joséphine qui déjà, au XVIIIe siècle, usait de son flair avant-gardiste pour arborer les robes de nuit dans les salons parisiens. "L'impératrice est à l'origine du premier négligé comme ­toilette de jour. La robe taille Empire, qu'elle impose dans les salons parisiens, est initialement une robe de nuit. On la portait déjà beaucoup hors de l'intimité dans les colonies françaises pour supporter les chaleurs tropicales. Puis, dans le courant du XIXe siècle, apparaît le ­déshabillé sous l'influence grandissante des courtisanes dites de 'haute prostitution' et des cocottes", explique Xavier Chaumette, historien de la mode, à Madame Figaro. Il ajoute : "De manière générale, à chaque fois que la lingerie s'est invitée dans le prêt-à-porter, ce fut pour libérer la femme des contraintes de son dressing, des corsets et autres étoffes lourdes qui entravaient sa liberté."

Sus au satin !

De retour en haut du panier, la tendance de la lingerie à la ville ravit les modeuses, qui voient là la bonne occasion d'injecter un côté sexy à leur look. Modulable, le déshabillé sait s'adapter à tous les styles et fonctionne aussi bien en version business woman - caraco en soie, pantalon à pince et blazer - qu'en version cool : nuisette fluide, pochette colorée et paire de baskets.

Joueuse, la lingerie attire les styles opposés et se marie - contre toute attente - à la perfection avec le sportswear. Vous ne savez comment rendre justice à votre bustier en soie ? Portez-le avec un mom jean et une veste un peu street, pour magnifier l'alliance du sexy et du décontracté.

Votre dada c'est la simplicité ? Il y a toujours la version casual, qui consiste à mixer un caraco à un pantalon cigarette, tennis ou low boots aux pieds. Votre amour pour le style minimaliste ne sera pas entaché, et vous récolterez des bons points de style pour le chic sans effort dégagé par le caraco.

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