Urgence climatique : pourquoi a-t-on 3 ans pour inverser la courbe ?

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Si rien n'est fait les températures pourraient drastiquement augmenter d'ici 2050.
Si rien n'est fait les températures pourraient drastiquement augmenter d'ici 2050.
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Selon le dernier rapport du GIEC, paru en avril 2022, il ne resterait que trois ans à l'humanité pour agir et maintenir un monde vivable. Tout de suite, on vous explique pourquoi.

Une accélération du dérèglement climatique

Entre les vagues de chaleur à répétition, les super-incendies, la sécheresse qui s'est installée depuis plusieurs mois dans une partie des pays du continent européen ou encore les récentes pluies torrentielles qui se sont abattues au cours des dernières semaines en Corée du Sud et au Pakistan, tous les signes sont là : le dérèglement climatique s'accélère. En effet, alors qu'il y a encore une vingtaine d'années, le réchauffement climatique apparaissait comme un lointain problème à régler par les générations futures, il apparaît de plus en plus clairement comme un enjeu imminent, à conjuguer au présent.

Une augmentation des températures d'ici 2050 ?

Toutes les prévisions s'accordent à le dire : les températures moyennes vont augmenter d'ici les prochaines années. En plus d'une multiplication des phénomènes climatiques, le réchauffement pourrait ainsi entraîner une hausse de 3 degrés en moyenne d'ici 2050 à en croire le dernier rapport du GIEC. Si cela vous paraît peu, il faut ainsi imaginer les conséquences générées par un tel phénomène : en plus d'entraîner la mort de nombreuses espèces animales, certaines régions, situées notamment dans le sud de la France, pourraient devenir inhabitables durant une partie de l'année à cause de la chaleur. Et si vous pensez alors pouvoir vous rafraîchir dans la mer, que neni. En effet, non seulement la hausse des températures entrainera également le réchauffement des mers et la mort de nombreux spécimens marins, mais il accélérera aussi la prolifération des méduses aux larges des côtes.

Réduire les émissions de gaz à effet de serre : une priorité

Si un retour en arrière paraît peu probable, il reste néanmoins trois ans à l'humanité pour conserver un monde vivable. Cette deadline, en partie symbolique, reflète avant tout une urgence : celle d'agir au plus vite pour limiter la hausse des températures avant que celle-ci deviennent incontrôlable. Pour ce faire, il existe selon le GIEC un pallier à ne pas dépasser : celui de 1,5 degré d'ici la moitié du siècle. Or, ce but demande dès aujourd'hui des mesures très concrètes, comme la réduction de moitié des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030.

Quelles actions au quotidien ?

Alors qu'à l'échelle globale, atteindre cet objectif pourrait par exemple passer par une revégétalisation des villes, les particuliers aussi peuvent agir grâce à plusieurs actions quotidiennes. Parmi celles-ci, on pense notamment à la réduction des trajets en voiture pour privilégier les transports en commun. En ce qui concerne les longs trajets, prendre le train plutôt que l'avion peut également être une solution.

Niveau alimentation, une diminution de la consommation de viande est également à préconiser, l'élevage étant une source majeure de rejet de CO2. Enfin, une autre action consiste à éviter de surchauffer son logement en réduisant de quelques degrés les températures au sein de l'habitat. Ainsi, certaines pièces de la maison peuvent très bien se contenter d'un chauffage à 17 ou 18 degrés. Une mesure qui, à l'heure où les prix des énergies grimpent en flèche, pourrait facilement faire des adeptes à l'hiver prochain.

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