Tourisme spatial : un nouveau fléau en prévision ?

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En 2021, de nombreux projets de tourisme spatial devraient voir le jour.
En 2021, de nombreux projets de tourisme spatial devraient voir le jour.
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© Adobe Stock, muratart

Avez-vous déjà rêvé d'avoir la tête dans les étoiles ? Ce sera bientôt possible réellement. Auparavant destinés aux scientifiques, les voyages dans l'espace vont désormais être accessibles au commun des mortels. Mais pas à n'importe quel prix, qu'il soit financièrement indécent ou dramatique pour l'environnement !

Quels sont les projets de tourisme spatial en cours ?

Ce n'est plus une surprise, Elon Musk rêve d'atteindre Mars sur le long terme avec une fusée créée par sa société SpaceX. En attendant, l'iconique entrepreneur de la côte ouest des États-Unis s'est lancé dans plusieurs projets de tourisme spatial. Le premier est prévu pour le 7 septembre 2021. La capsule Crew Dragon emportera quatre personnes à son bord pendant trois jours en orbite terrestre à une altitude de 540 km environ.

De son côté, la société de tourisme spatial Blue Origin fondée par Jeff Bezos, par ailleurs créateur du géant Amazon, a annoncé début mai qu'elle enverrait son premier équipage dans l'espace le 20 juillet 2021. Le vol à bord de la fusée New Shepard devrait durer une dizaine de minutes jusqu'à une altitude de 100 km environ au-dessus de la Terre.

Pour Virgin Galactic, la firme aérospatiale du milliardaire britannique Richard Branson, les derniers tests avant d'embarquer des passagers pour l'espace arrivent à leur terme. Les premiers touristes devraient monter à bord de l'avion WhiteKnightTwo l'année prochaine. Quant à Richard Branson, il devrait s'envoler le 11 juillet prochain, avant Jeff Bezos...

Quelles sont les conséquences des vols spatiaux sur l'environnement ?

La course aux vols spatiaux des milliardaires n'est pas prête de s'arrêter. Si la performance technologique mérite d'être saluée, l'impact sur l'environnement est très loin d'être neutre. Des rapports scientifiques* de la part de l'Administration Fédérale de l'Aviation (la FAA) des États-Unis analysent les impacts que ce type de tourisme pourrait engendrer sur la planète.

Déjà en 2012, la FAA estimait que l'émission de CO2 d'un vol complet du SpaceShipTwo, le prototype d'avion spatial de Virgin Galactic, équivaudrait à la réalisation d'un tour de la Terre en voiture par une seule personne. Si ces vols spatiaux touristiques venaient à se démocratiser, leurs conséquences sur l'environnement seraient dramatiques, ces excursions consommant de la matière et de l'énergie. De plus, l'envoi d'un engin ne produit pas uniquement du CO2, mais aussi des suies. Le lanceur Falcon 9 de SpaceX a, lui aussi, fait l'objet d'un rapport de la part de l'Administration Fédérale de l'Aviation. Le vol complet, incluant la récupération de la capsule, émettrait 1150 tonnes de CO2 soit l'équivalent de "638 ans d'émission d'une voiture moyenne parcourant 15 000 km par an"*.

C'est sans compter sur les conséquences sur l'environnement des matériaux de haute qualité comme l'aluminium ou l'acier extraits, transportés puis utilisés dans la fabrication des vaisseaux.

Le saviez-vous ? Le prix d'un billet pour l'espace avec la société Blue Origin coûterait environ 200 000 dollars, si vous choisissez Virgin Galactic, vous devrez débourser 250 000 dollars, quant à SpaceX, on parle de plus de 50 millions de dollars. Que diriez-vous de garder les pieds sur Terre ?

*https://www.faa.gov

*https://theconversation.com/tourisme-spatial-quand-les-plaisirs-de-quelques-uns-polluent-la-planete-de-tous-146552

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