Tempêtes : pourquoi sont-elles de plus en plus fortes ?

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Il est parfois compliqué d'établir un rapport entre ces phénomènes et le changement climatique, néanmoins, les scientifiques se penchent sur la question.
Il est parfois compliqué d'établir un rapport entre ces phénomènes et le changement climatique, néanmoins, les scientifiques se penchent sur la question.
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© Adobe Stock, Satoshi Kina

Elles portent le nom de Klaus, Xynthia, Alex ou encore Ciara, mais elles n'ont pourtant rien d'humain. Ce sont des tempêtes et elles défraient parfois la chronique tant elles provoquent d'incommensurables dégâts. Alors, pourquoi sont-elles plus fortes aujourd'hui ?

Qu'est-ce qu'une tempête ?

Selon la définition de Météo France, une tempête est un "phénomène atmosphérique caractérisé par des vents violents produits par une dépression barométrique fortement marquée". Un vent se transforme en tempête lorsque sa vitesse dépasse les 90 km/h. Dans la météo marine, on mesure la vitesse des vents grâce à l'échelle de Beaufort, on parle de tempête lorsque l'échelle atteint la force 10.

Il existe de fortes tempêtes, phénomènes de grande échelle qui se forment dans les régions tropicales et subtropicales. On les différencie en fonction de leur situation : le cyclone se développe dans l'océan Indien et au Pacifique sud, l'ouragan est réservé à l'Atlantique nord et au Pacifique nord-est et le typhon est un cyclone du Pacifique nord-ouest.

Les tempêtes sont-elles plus violentes et plus nombreuses de nos jours ?

Toute la France garde en tête les tempêtes Lothar et Martin de décembre 1999 qui ont fortement atteint le territoire. Ces dernières n'étaient alors pas attendues aussi fortement qu'elles l'ont été. Depuis cette date, des progrès relatifs aux prévisions météorologiques ont été réalisés. Il est aujourd'hui possible de prévoir des rafales de vents 24 à 48 heures en amont pour les anticiper et en informer la population. Selon le météorologue Louis Bodin interviewé en janvier 2021 pour le site du magazine Voiles et voiliers, "sur les 150 dernières années, on n'a pas noté de manière formelle et statistique une recrudescence des tempêtes. Il y en a toujours eu !". Selon lui, Bella, qui a soufflé en décembre 2020 et a atteint 100 noeuds au cap Corse, "est quelque chose d'assez normal au nord de l'île de Beauté."

Selon un rapport du CRED (Centre de recherche sur l'épidémiologie des désastres) qui travaille avec l'OMS, en 2019, le nombre de tempêtes était moindre comparativement à la moyenne des vents violents sur les 10 années précédentes (90 contre 99).

En ce qui concerne leur puissance, les statistiques montrent qu'en France, "aucune tendance à l'augmentation de l'intensité des tempêtes ne se dégage au cours de ces dernières années", comme l'explique le météorologue de La chaîne météo Cyrille Duchesne, dans une interview publiée le 8 novembre 2019 sur le site dédié actualite.lachainemeteo.com.

Selon les informations relayées par le site encyclopedie-environnement.org, face aux ouragans, typhons et autres événements climatiques extrêmes, il est parfois compliqué d'établir un rapport entre ces phénomènes et le changement climatique. Néanmoins, la question étant souvent posée aux scientifiques, leur travail s'axe davantage sur ce sujet depuis quelques années. Ce qui est certain et ce qui a surtout évolué, c'est la médiatisation constante de ces événements. Et cela donne l'impression à la population que les tempêtes et les catastrophes naturelles s'accroissent.

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